Des manifestants pacifiques risquent 6 mois de prison à Tamanrasset

La cour de Tamanrasset.
La cour de Tamanrasset.

Le bureau d'Alger d'Amnesty international nous a transmis le communiqué suivant.

La cour de Tamanrasset rendra, aujourd'hui dimanche 12 février, son verdict dans le procès de quatre manifestants pacifiques ayant participé à un sit-in, le 10 janvier, dans le quartier de Gataa El Oued, pour demander la construction d’une clinique et la mise à disposition des habitants d’autres services et infrastructures publiques. Ils sont accusés d’incitation à un "attroupement non armé", et risquent à ce titre jusqu’à six mois de prison et 5,000 dinars d’amende.

Amnesty international appelle les autorités à abandonner les charges d’incitation à un attroupement non armé, et à réformer la législation nationale pour qu’elle respecte la liberté de rassemblement.

Ces quatre manifestants ont aussi été accusés d’entrée par effraction sur le terrain et de dommages après que le propriétaire des lieux ait déposé une plainte. Les deux premières audiences ont eu lieu les 29 janvier et 8 février, sans que les prévenus n’aient d’avocat pour les conseiller ou les défendre.

L’un des prévenus, Dahmane Zenani du mouvement Ma Frat, avait déjà passé six mois derrière les barreaux en 2016 suite à une condamnation en rapport avec une autre manifestation pacifique dans la ville.

A. I.

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