Hausse des naissances hors mariage : les cérémonies islamistes mises en cause par la ministre Meslem !

La ministre Mounia Meslem.
La ministre Mounia Meslem.

La ministre de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition féminine, Mounia Meslem, a estimé devant l’assemblée nationale populaire que le nombre d’enfants nés hors mariage est en hausse dans le pays.

Elle a néanmoins refusé de donner un chiffre, faute de statistique fiable. Elle n’a cependant pas remis en cause le chiffre de 700 naissances avancé par le front de la Justice et du développement.

Ces enfants vivraient avec leurs mères, une situation très précaires, du fait des tabous entourant la question, et ce, malgré que bon nombre de ces naissances soit le fruit de mariages religieux (Zaouedj ourfi). Cette pratique qui s'est multipliée depuis quelque temps, a été réintroduite en Algérie par des courants islamistes qui encouragent les jeunes, souvent sans réels moyens, à se lier sans contrat de mariage.

Cette situation, qui rappelle étrangement celle sévissant en Égypte sous l’influence de la confrérie des Frères musulmans, donne le tournis aux autorités locales et aux familles des femmes qui se retrouvent souvent seules à se charger de l’éducation de l’enfant, et à porter le lourd fardeau de la honte imposée par le regard impitoyable de la société algérienne.

La ministre, a également avancé le chiffre de 1237 enfants orphelins qui seraient placés dans des structures d’accueils à travers 41 wilayas (chiffre de novembre 2016). "Ces centres leur apportent une aide psychologique, sociale et éducative", clamait la ministre Meslem. Elle révèle également que 363 mères biologiques ont décidé de ne pas abandonner leurs enfants en 2016 grâce au soutien de son ministère.

La rédaction

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