Six étudiants de l'Ecole des beaux-arts en grève de la faim illimitée

Les étudiants des Beaux-Arts en grève de la faim depuis le 5 février.
Les étudiants des Beaux-Arts en grève de la faim depuis le 5 février.

Nous avons appris que des étudiants de l'Ecole supérieure nationale des Beaux-arts d’Alger sont entrés dans une grève de la faim illimitée.

Tels des prisonniers politiques, les étudiants en sont réduits à lancer des grèves de la faim pour se faire entendre des autorités. Il y a quelque chose de malsain dans cette situation. L'heure est franchement grave. Que des jeunes porteurs de rêve d'avenir meilleur soient obligés à crâner et à mettre en péril leur santé pour obtenir leur droit est en soi insupportable dans un pays censé être riche.

Six étudiants de l'Ecole des beaux arts ont annoncé qu'ils entraient en grève de la faim, non pas pour avoir un logement ou un emploi, mais parce que leur Ecole est en crise. donc Azzedine Mihoubi, le ministre de la Culture est plus que jamais interpellé pour trouver des solutions aux problèmes que rencontrent ces étudiants de l'Ecole des Beaux-arts d'Alger.

"C’est en nos simples noms, sous signés séparément, dans une initiative que nous pensons nécessaires que nous vous annonçons l’entame d’une grève de la faim a partir de ce matin du 5 février deux milles dix sept, et ce pour une durée indéterminée", écrivent six étudiants de cette Ecole.

Les raisons de cette grève ? Des promesses "non tenues", comme souligné. S'adressant à Azzedine Mihoubi, le ministre de la Culture, ils souligne : "21 jours après votre visite, aucune des promesses émises n’a été tenue, bien que les délais convenus de dix jours soient dépassés il y a maintenant 10 jours. Aucun dialogue ne fut ouvert à cet objectif, les problèmes d’ordre logistique relatif a la cité universitaire, et à la restauration restent inchangés, et aucune commission pédagogique n’ayant été mise en place depuis". Voilà le constat. Le ministre n'ignore rien de la situation. Ces étudiants mènent en dernier recours un combat de leur vie. En cela et en d'autres, le ministre de tutelle est responsable de ce qui pourrait arriver à ces jeunes.

Les étudiants évoquent des problèmes clairs non résolus après plus de six mois de la rentrée : "suppression du transport allant entre la cité universitaire et l’école supérieur des beaux arts d’Alger et une gestion agressive et incompréhensible dont nous vous avons témoigné les inquiétudes lors des précédents rapports", lit dans leur lettre.

Les grévistes parlent aussi des méthodes de l'administration qui, au lieu d'ouvrir une voie de dialogue intelligent s'est employée à les intimider, voire les bloquer dans leur initiative. Les étudiants déclarent avoir "été enfermés à l’intérieur de l’Ecole, sans pouvoir sortir nous procurer de vivres, ou étant interdits d’accès a cette dernière, alors que notre occupation des lieux fut déclarée au niveau de notre administration et de la tutelle".

La grève de la faim déclenchée par ces jeunes étudiants est leur ultime arme pour sortir de la crise qui ronge leur Ecole depuis pas mal d'années. C'est "notre dernier recours face a l’inaction de nos responsables et en réponse aux événements qui se sont enchainés".

Seront-ils seulement entendus après tant de promesses et de déconvenus ou les autorités vont-elles attendre l'irréparable avant d'agir ?

La rédaction

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Commentaires (2) | Réagir ?

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Rabah IBN ABDELAZIZ

Mes enfants, ce n'est pas la grève qu'il faut, c'est s'instruire pour vous ouvrir les yeux et voir l'objectif de cette mafia au pouvoir ?.

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oziris dzeus

le site même de cette école est paradisiaque, et (ils) veulent en faire un enfer pour des jeunes (filles garçons) extraordinaires,

cette gréve est une œuvre artistique genre qui ne peut être qu'un AAR pour les responsables,

la misère est la triste fin de beaucoup d'artistes

alors autant commencer par la faim,