Instituts et médias américains unanimes sur la fin du règne de Bouteflika (II)

Abdelaziz Bouteflika.
Abdelaziz Bouteflika.

"Newsweek", prestigieux magazine généraliste américain, est revenu pour sa part, dans une édition du 5 février, sur la situation qui prévaut dans notre pays, et sur la question "non tranchée" de la succession de Bouteflika.

2- "Newsweek" pointe également la lutte du pouvoir en Algérie et la "détérioration de la santé mentale de Bouteflika" !

Autrefois unis pour le meilleur, les cercles du pouvoir ne semblent plus vouloir continuer dans "le pire" de l’incertitude. "Mais les tensions croissantes entre ces piliers centraux du pouvoir, qui dans le passé se sont fortement appuyés l'un sur l'autre, ont déstabilisé le leadership, tout comme il (le pouvoir, Ndlr) est confronté au défi de mettre en œuvre des réformes économiques indispensables", écrivait Max Wray, l’auteur du dossier.

"Certains croient que c'est son frère, Said, qui prend les décisions"

Pour l’analyste de l’institut Alaco (a London-based business intelligence consultancy), la source évidente d'instabilité est "la santé défaillante du président Abdelaziz Bouteflika, qui a dirigé le pays depuis 18 ans. Bouteflika, qui a près de 80 ans". Pour cet observateur, la santé du président algérien "est mauvaise depuis plusieurs années". Sa santé mentale s'est détériorée", soutient-il. Ses partisans maintiennent que c’est bien lui qui contrôle, "mais certains croient que c'est son frère, Said, prend les décisions", croit savoir le magazine. Toute cette situation attise les discordes et les convoitises entre les différents clans du pouvoir "entre les services de renseignement, l'armée et le bureau de la présidence."

La corruption "véritable maladie économique algérienne", et les politiques croulent sous la richesse !

Toutefois, l’auteur de l’article souligne le peu de vision politique qu’ont les dirigeants algériens, préoccupés "par leurs manœuvres internes et nerveux de changement, et ont montré peu de volonté politique pour mettre en œuvre les réformes". La prévalence de la corruption est la "véritable maladie économique algérienne" selon Max Wray. Avec leur sens du droit, "l'élite politique croule depuis longtemps sous la richesse, généralement par la sur-facturation sur les importations et les exportations". "Le projet de développement phare de l'Algérie, la route Est-Ouest, a provoqué un grand malaise national", remarque-t-il. Initialement prévu pour un budget de 6 milliards de dollars, "le projet a finalement achevé pour un prix de près de 15 milliards de dollars, ce qui en fait la plus coûteuse dans le monde", constate l’analyste.

Enfin, l’auteur du dossier pense qu’un "changement à la tête du pays est imminent, une fois que les dirigeants du pays régleront leurs différends, mais n’auront pas d'autre choix que d'affronter sérieusement les maux dominants du pays" conclut-il.

3- The National Review prédit un printemps arabe tardif en Algérie :

Pour le magazine politique américain, fondé en 1955 et qui serait le magazine d’opinion "le plus lu et le plus influent" des États-Unis, l’Algérie est à la veille d’un printemps arabe imminent. Outre la question de la maladie de Bouteflika et la lutte intestine pour sa succession, ce sont les maux sociaux qui seraient l’étincelle à faire sauter la maison Algérie.

Pour Benjamin Weinthal, l’auteur de cet article, "une série d'opérations antiterroristes à peine remarquées, des grèves et des protestations sociales en Algérie en janvier ont montré que le pays nord-africain pourrait être confronté à une année de bouleversement. Six ans après l'éviction des dirigeants des autres pays nord-africains de la Tunisie et de l'Egypte, l'instabilité en Algérie pourrait entraîner le renversement de son vieux président", renchérit le chercheur à la Fondation pour la défense des démocraties.

"L'emploi des jeunes est de l'ordre de 32 % seulement, et la volonté de la jeune génération d'effectuer un changement dans l'Algérie stagnante pourrait conduire à une nouvelle révolte".

Le rapport sur le développement humain arabe des Nations unies de décembre 2016 a examiné l'Algérie et la catégorie d'âge 15 à 29. The Economist a écrit à propos de ce document: "Les Arabes ne représentent que 5% de la population mondiale, mais environ la moitié du terrorisme mondial et des réfugiés en provient. "Des avertissements ont été émis concernant une implosion en cours en Algérie et un flot de migrants en Europe", écrit le magazine. Le mélange dangereux de "l'islamisme radical, l'instabilité économique et l'agitation croissante des jeunes pourraient être la recette d'une nouvelle révolte arabe en Afrique du Nord", conclut l’auteur de l’article.

Hebib Khalil

2- Tensons Rise As Algeria’s Leaders Feud And The Economy Stagnates

3- Will the Next Arab Revolt Be in Algeria?

Lire la 1re partie : Instituts et médias américains unanimes sur la fin du règne de Bouteflika (I)

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Commentaires (4) | Réagir ?

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Toufik KLOUL

Un printemps arabe en Algérie ferait le bonheur de toutes ses hyenes qui nous entourent et grâce à l'aide des barbus charlatans et des nationalistes de circonstance. Il n'y aura pas de printemps arabe en Algérie pour la bonne et simple raison que nous ne sommes des arabes que par décret et sommes et resterons des berbères à jamais n'en déplaise aux gaulois et vendeurs de l'ignorance...

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oziris dzeus

ça serait bien qu'il retrouve toutes fonctions vitales physiques et mentales et qu'il puisse vivre en bonne santé jusqu’à avoir 120 ans et plus,

c'est juste pour voir ce qu'il adviendra de cette constitution mise a jour plusieurs fois, et qui stipule dans un de ses articles que le nombre de mandats du chef sont limités à deux,

il est certain que si dans 12 ans il est toujours là (en bonne santé ou pas) et après avoir épuiser les deux mandats autorisés par l'actuel constitution, il sera procéder à une autre mise à jour et on retirera cette limitation de mandats, même si tous ces serviteurs actuels ne seraient pas de ce monde,

donc même s'il reste tout seul dans ce pays il sera toujours sur le fauteuil du chef,

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