Guerre des extrêmes et dialogue des sourds !

Guerre des extrêmes et dialogue des sourds !

Ceci est une fiction. Toute personne se reconnaissant dans ce qui suit, devra en urgence aller se rendre aux autorités et éventuellement consulter…

Un fanatique s’éteint…

On me surnomme Aboustasi Al Farançi, et dans quelques instants, je vais mourir ! Je m’en vais rejoindre l’éternel, car j’ai entendu son appel, et vais me soumettre à ses ordres. Entre dieu et nous, c’est le rapport du riche au pauvre ; il a tant à offrir, et nous avons tout à gagner. De la Libye terre d’islam, où j’ai conquis mes galons, sa volonté se révéla à moi comme l’évidence de sa gloire. Le soir où Cheikh Seïf-Eddine m’a susurré mon retour en France, j’avais pris une longue inspiration, et vu mon torse se bomber de fierté ! J’étais enfin choisi ! Six mois d’entraînement, d’assiduité et d’apprentissage, m’avaient finalement entrouvert les portes… du paradis ! On m’éleva au rang d’Emir chargé de coordonner les opérations dans la région d’Alsace, m’ordonnant d’ouvrir un front du djihad avec des frères se trouvant en place. J’étais très ému, et les moudjahidine présents, l’étaient tout autant. Ce soir-là, on avait fêté la nouvelle jusqu’à l’aube. Je me souviens encore d’un interminable fou rire, déclenché lorsque Mustapha, en véritable guignol, avait insisté pour que j’enroule dans l’aluminium, mes parties intimes, afin qu’elles puissent arriver intactes chez les Hourris ! Sacré comique !

… un autre s’éveil !

Je m’appelle Christian Lecon, et ce soir, ils vont tous mourir. Je me souviens de l’attaque atroce de Strasbourg, de ces innocents sacrifiés, de ces vitres soufflées, comme l’ont été les vies de mes semblables. Le fanatique a agi en automate. Il s’est fait exploser pour marquer les esprits, nous terroriser.

Sait-il seulement que la terreur est la pièce attenante de la maison révolte, qu’il suffirait d’abattre un mur, pour qu’apparaisse immense, la cour arrière de la rébellion.

Un fondamentaliste s’éteint…

Le but de l’attaque était de faire un maximum de dégâts et d’éliminer le plus d’impies possible. Nos actions se voulaient des faits d’armes, car là où avancera notre cause, reculera la perdition des âmes, là où exploseront nos bombes, fleurira la parole du juste, là où s’installera le chaos, triompheront nos lois et nos idéaux ! Il restera toujours des défiants, nous saurons comment les convaincre ; ils périront par le glaive ou pourriront sur nos pieux !

… un autre s’éveil!

J’analyse cette communauté d’ingrats, cette confrérie d’exaltés, cette horde de dépravés. Je la vois acquiesçant à chaque prosternation, chantant et psalmodiant à chacun de nos malheurs. Ils nous narguent avec leurs barbes hirsutes, nous insultent avec leurs femmes en linceul, nous défient nichés dans leurs mosquées.

Un sacrifié s’éteint…

Le jour de mon départ, je m'étais réuni avec l’Émir de Tripoli. Il m’avait dit qu’Allah prenait sa revanche à travers des actes comme le mien. Je lui avais fait le serment, avec la détermination du légionnaire, que je ne reculerai devant rien, que tous les plaisirs de cette terre, ne valaient pas l’honneur de mourir pour l’unique ! Ce à quoi il répliqua par un large sourire, qui valait tous les aveux de confiance. À Strasbourg, j’ai été accueilli par le frère Hassan, un natif de Zoukenheim, un ghetto strasbourgeois qui n’a rien de Français, et sûrement pas le nom ! Un endroit où se mêlent nos frères musulmans aux noirs et aux roms ! Un quartier oublié, hors du guide Michelin et des circuits officiels, politiques ou sociaux ! Tu le «googlerais» que tu ne le trouverais pas ! Un hypermarché du Jihadisme, un jardin, où les fruits trop murs n’attendent que la cueillette où le pourrissement, les mosquées ou les prisons ! Les vendanges sont lancées. La grappe qui mûrit dans la négligence, dégoulinera certainement d’amertume. Elle fera dans les cuves de l’islam, un excellent cru !

…un autre s’éveille !

Nos gouvernements laissent faire, sont complices et n’agissent plus, aveuglés par l’enjeu électoral et la soif du pouvoir. Corrompus jusqu’à la moelle, traîtres et collabos. Autistes et malintentionnés, emmurés dans les compromissions mafieuses. Et nous dans tout cela, peuples écrasés comme des asticots, pauvres comme Jacob, nus comme des vers, aussi insignifiants que des larves !

Nous, qu’on rejette et qu’on néglige au détriment de ces pestiférés venus de la planète d’Allah. Je refuse de les voir se communautariser sous ma barbe, se bâtir une terre qui écrasera par ses lois, le pays de mes ancêtres. Ce pays nous l’avions bâti par la force de nos bras, l’avions extrait de l’oubli, pour qu’une poignée de fainéants, raflent la mise sans avoir mis un sous sur la table. Sacré pays ! Je chôme et ils s’enrichissent. Ils enfantent pour que l’on dépérisse. Ils profitent des largesses de nos systèmes, et nous crachent en guise de reconnaissance, leurs accommodements incommodants. Les exemples remplissent la presse. Pas un jour ne passe sans que l’on rapportât leurs combines, leurs plans, et leur haine envers ceux qui les accueillent.

Un terroriste s’éteint…

L’instant tant attendu est arrivé ! Sous mon blouson, une grosse ceinture me déforme la taille et gêne ma démarche ! Deux kilos de Marmanite et d’Anfomil reliés à un détonateur, n’attendent qu’un clic ! Chaque pas qui me rapproche de l’entrée de ma cible, m’éloigne un peu plus de cette vie et de ce bas-monde. Je suis déjà loin, mon ascension a déjà commencé. J’avance et sens mon âme me devancer, pressée et enjouée. J’espère que ma mère sera fière de moi, que mon père comprendra, qu’il fallait semer la mort pour que vive l’éternel ! Dis-leur, toi qui liras, que je n’ai pas reculé. Dis à l’Occident que je ne suis pas seul, que nous sommes des milliers, que nous sommes des légions. Dis-leur que d’autres m’emboîteront le pas, inspirés par ma victoire, que je suis leur héro, que je suis leur martyr.

… un autre se révèle !

Les balles de ces chargeurs devraient suffire pour les envoyer auprès de leur dieu tant adulé. Bande de fanatiques prévisibles. Se réunir cinq fois par jour, dans un lieu lugubre, rien que pour nous provoquer. Vous verrez bientôt que cette terre a des hommes qui la protègent, la défendent et la chérissent. Les enfants de Duke et Zundel ne courbent pas l’échine ! J’incarne cet Occident, qui refuse de se faire canarder, celui qui résiste et qui se bat. Je suis le refus d’abdiquer, je suis la riposte. Terre, ciel, mer, je suis la pierre angulaire des éléments, l’apocalypse qui déblayera leur engeance. Qu’ils comprennent bien, ces pesteux, que mon acte sera fondateur d’une ère nouvelle : celle de la guerre des extrêmes.

Hebib Khalil

Plus d'articles de : Chroniques

Commentaires (0) | Réagir ?