Pathologie du pouvoir algérien

Pathologie du pouvoir algérien

Une gouvernance qui traîne de la patte et qui s’attache avec véhémence à la prise du pouvoir par la force et par la ruse. Derrière ses airs d’ouverture, elle est viscéralement opposée à la démocratisation de la vie politique et à la volonté du peuple. Elle tourne en dérision sur le podium des nations les plus innovantes et évolue en régression dans un processus du retour à des désirs infantiles pour satisfaire ses obsessions d’une part, et de son passage permanent d’un discours circonstanciel à l'évocation hallucinatoire d’autre part, Elle présente une pathologie politique grave qui nécessite une révolution tranquille pour sauver notre Algérie d’une pandémie de la corruption, de l'incompétence et du vagabondage de nos dirigeants.

Le pouvoir en Algérie a changé ses méthodes de fonctionnement pour sauvegarder ses intérêts et solidifier ses mécanismes d’ancrage face aux changements de la géométrie politique internationale par la transformation de ses pratiques à des actions folkloriques d’ouverture sur la société civile en trompe-l’oeil.

La gouvernance algérienne agit à titre de propriétaire de notre territoire et tuteur de notre peuple et exprime ses désirs par des attitudes et des comportements qui relèvent d’un égocentrisme maladif, un insidieux délire de puissance par la possession du pouvoir et pour réduire notre citoyenneté à l'état d'infériorité et d’humiliation.

En psychologie des profondeurs, le pouvoir algérien présente des signes suivants qui définissent un comportement de psychopathe :

1 - Il est au-dessus de la douleur, de la misère et des inquiétudes de notre peuple et affiche une parfaite indifférence et sans mesure à l'égard de l’avenir de la patrie et par conséquent des générations futures. Ce comportement d’absence d’empathie explique l’absence de programme politique et de vision stratégique à long terme, notre peuple n’est qu’un objet qui sert à assouvir leurs envies.

2 - Le pouvoir manipule avec art et passion le mensonge, la manipulation et la violence et excelle en politique des coulisses pour ne pas avouer sa culpabilité des crimes commis depuis la nuit de la révolution de novembre à ce jour, des crimes orchestrés par une justice d’exception pour s’offrir des assassinats politiques de nos meilleurs patriotes. Il agit constamment pour effacer les indices de la vérité et détruire les outils de culpabilité à la faveur du crime.

3 - Il dévalorise les compétences nationales et patriotiques pour rester au-dessus des forces créatrices et innovatrices. Il impose des quotas fictifs lors des élections parlementaires à des partis d’opposition pour rabaisser avec humiliation la représentativité populaire, un acte de jouissance qui relève d’un pervers narcissique.

4 - Le pouvoir par le peuple est pour le peuple n’est que du marketing politique pour produire une transaction commerciale biaisée par l’imposture. Le pouvoir vit au-dessus de la démocratie, niche sur sa tour d’ivoire et ne possède aucune relation sociale durable avec les citoyens. Il est présentement isolé de la scène nationale et internationale.

5 - Le pouvoir réprime le peuple en usant de tous ses instruments répressifs, paralyse toutes les manifestations pacifiques et interdit l’expression citoyenne et les marches sur Alger. L’ordre rassure son état paranoïaque qui provoque sa colère et sa rage. le pouvoir s'énerve vite et exprime avec violence sa peur.

Finalement, la tromperie et l'indifférence complètent son diagnostic à titre de psychopathe. Sa personnalité narcissique passe avant les intérêts du pays et les droits élémentaires de notre peuple. Ces troubles psychologiques sont liés aux phases antérieures de son développement et de sa raison d'être.

Le couple Boumediene/Boussouf a implanté dans les racines du pouvoir en Algérie une culture de gangstérisme et de médiocratie. La confiscation du pouvoir par la force demeure une affirmation solennelle prononcée à Oujda avant leur débarquement et, traduite avec art et manière pour conduire notre pays sur les traces de la soumission et de l'obéissance aux règles de l’imposture. Ils instituent le refus catégorique du partage du pouvoir et de la coexistence pacifique avec le peuple, (C’est l’exemple de l’enfant qui "régresse" à la naissance du petit frère et retrouve des comportements de bébé).

Dans ce contexte, une thérapie révolutionnaire par des outils psychothérapeutiques s’impose pour libérer notre oligarchie du malaise et de la hantise qui la rongent de l'intérieur et l’aider à surmonter son traumatisme de la peur de se voir évoluer à la hauteur des valeurs et concepts politiques et civilisationnnels du 21e siècle.

Les rêves nés du feuilleton d’Oujda, leur impact sur la pureté de notre révolution et leur évolution dans le processus de la dictature, de l’imposture, du mensonge et de la confiscation nous expliquent la configuration des pensées préétablies pour décrocher le «gros lot», qu’est notre indépendance, ceux-ci nous rapportent sur la réalité de leur attachement indéfectible à l’utopisme de leurs rêves et à l'entêtement du aux réactions de jouissance intempestives à l'éthique de notre révolution.

Face aux changements du climat politique international et à l’évolution du droit des peuple à vivre dans la dignité, le pouvoir algérien réagit dans l'hystérie, ce qui explique son immaturité de nature pathologique. Il agit avec névrose obsessionnelle et fait retour au stade de sa politique élémentaire, ferme le champ de communication avec le peuple, réactive ses mécanismes de répression et fait tourner sa machine judiciaire et policière pour instaurer l’ordre de la peur.

Dans la perspective des présents, l’oligarchie d’Alger est une patiente qui évolue en régression vers les étapes d’enfermement et d’isolement avec des barricades et des alliances préhistoriques. Il est du devoir de notre citoyenneté d’agir dans l’urgence et la sagesse pour sauver notre Algérie de la perte de notre souveraineté.

Brahim Gater

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