L’association culturelle Tiɛwinin : une étoile qui danse

Bouzeguène.
Bouzeguène.

L’association culturelle Tiɛwinin de Bouzeguène a été créée par des jeunes afin d’animer la scène culturelle.

Cette dynamique association a à son actif de multiples activités : le café littéraire, la dictée en tamazight, les rencontres de théâtre de Wizgan, pour ne citer que ces trois activités. Depuis sa création en juin 2013, des opportunistes et ennemis de la culture ont voulu saper les activités et l’annihiler ou la réduire au silence mais en vain. Mais le plus dérangeant est le café littéraire qui, avec ses nombreux invités (écrivains, poètes, économistes, sociologues ….) ont tous animé des rencontres-débats à Bouzeguène, avec des thèmes pertinents, utiles et très éducatifs… Cependant, à chaque fois, il faut demander une autorisation pour animer une conférence et c’est un véritable parcours du combattant.

Comme à l’accoutumée, la daira de Bouzeguène et le DRAG de Tizi-Ouzou brillent de mille feux avec leurs bigoterie et leurs comportements aberrants. La daira de Bouzeguène et les fonctionnaires du DRAG de Tizi-Ouzou devenus des vassaux du système rentier et bureaucratique, semblent trouver une solution plausible afin de freiner les activités culturelles en l’occurrence le café littéraire de Bouzeguène. Et pourtant l’association Tiɛwinin les sollicite 15 jours avant. A la dernière minute et après plusieurs appels téléphoniques, ils leurs "offrent" cette autorisation. Finalement c'est un véritable parcours du combattant pour obtenir cette autorisation. Mais ces entraves ne font que renforcer que la détermination, l'engagement pur à persévérer et à travailler pour la culture, notre langue et notre identité.

L’association culturelle Tiɛwinin s'est fait des amis mais aussi des émules, des ennemis. Cette association dérange, titille l’esprit vaniteux et insolents de beaucoup de monde mais surtout les indécis, les réactionnaires, les défaitistes…

Le café littéraire est à sa 43ème rencontre littéraire à Bouzeguene. Les problèmes sont nombreux : la salle du centre culturel de Bouzeguène est souvent dans un état lamentable. Elle n’est jamais nettoyée, les chaises sont souvent encastrées dans une chambre fermée à clé, le gardien est toujours absent, il faut le chercher dans les cafés et le supplier de venir pour arranger et nous faire sortir les chaises, les toilettes femmes sont fermées et servent de bureau pour un membre de l’association sportive. Les autorités locales sont complices et mettent les bâtons dans les roues aux "culturalistes".

Les autorités au lieu d'aller vers la déémocratie effective, elles veulent l’encasernement de la société entière, la museler et réduire au silence de mort les vrais artistes et la culture savante. Cela dit, ce groupe de jeunes de Bouzeguène demeure déterminé et ambitieux à travailler pour la culture et rien que pour la culture. "Il faut beaucoup de chaos en soi pour que naisse une étoile qui danse", disait un grand philosophe. Cafés littéraires, concerts, rencontres et pléthore d'autres manifestations culturelles loin du brouhaha des directions de la culture des wilaya et du ministère de la Culture. Le tout afin d’obstruer le passage aux ignares, aux têtus et s’approprier notre culture, notre imagination, nos rêves…

Amroun O.

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