Affaire Fekhar : la DG de l'administration pénitentiaire dément les déclarations de Me Salah Debouz

Kameleddine Fekhar et ses compagnons Mozabites sont détenus depuis 17 mois.
Kameleddine Fekhar et ses compagnons Mozabites sont détenus depuis 17 mois.

En milieu de la semaine dernière, maître Salah Dabouz avait lancé l'alerte sur l'état de santé de Kameleddine Fekhar. Il a révélé qu'il "a été évacué à l'hôpital de Menéa dans un état grave" suite aux nombreuses grève de la faim qu'il a menées. Aujourd'hui, dimanche la Direction générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion est sortie de son silence pour soutenir que le détenu Kamel-Eddine Fekhar est "pris en charge médicalement et fait l'objet d'un suivi quotidien".

"Le détenu Kamel-Eddine Fekhar, incarcéré à l'établissement de rééducation et de réinsertion d'El Menea et poursuivi dans le cadre de l'enquête judiciaire suite aux évènements de Ghardaïa, est en grève de la faim depuis le 3 janvier 2017", rappelle la DG de l'administration pénitentiaire. Bien évidemment l'administration pénitentiaire ne va pas battre sa coulpe. Bien au contraire. Elle assure que "le concerné est pris en charge médicalement et fait l'objet d'un suivi quotidien". Pour montrer sa bonne volonté, la DG de l'administration pénitentiaire précise qu'il "a été transféré le 15 janvier à l'hôpital d'El Menea, puis à l'hôpital de Laghouat afin de poursuivre sa prise en charge médicale".

C'est entendu, selon la même source, Me Debouz n'a jamais été empêché de voir Kameleddine Fekhar. "Le concerné reçoit régulièrement la visite de son avocat, Me Debouz Salah, dont la dernière a été effectuée le 19 janvier". Puis d'ajouter, "cependant, le détenu persiste à poursuivre sa grève de la faim en dépit des conséquences que cela pourrait avoir sur sa santé et sa vie",

Mieux encore, la direction générale de l'administration pénitentiaire invite Me Debouz Salah à "recommander à son client de mettre fin à sa grève de la faim au lieu d'exploiter son état de santé et d'en faire étalage à travers les médias".

Si l'on comprend bien ce communiqué, tout va pour le meilleur des mondes. il n'y a pas d'affaires de violences sur Fekhar et ses compagnons puisque l'administration pénitentiaire préfère les ignorer !

La rédaction

Plus d'articles de : Actualité

Commentaires (1) | Réagir ?

avatar
deradji nair

Je ne sais pas pourquoi on se souci des racailles qui veulent départager le pays et si Boumédiene y était encore il aurait pris d'autre mesures car ces personnes à moitié instruits prennent la démocratie pour des brioches et veulent faire tout ce qu'ils veulent dans ce pays en faisant fi ses lois.