Mouvement d'indignation des enseignants de l’université Batna-2

Les enseignants de l'université de Batna dénoncent les agissements d'un individu.
Les enseignants de l'université de Batna dénoncent les agissements d'un individu.

L’ensemble des enseignants des différents départements de l'université Batna-2 ont organisé dans la matinée de mardi 10 janvier, un sit-in devant le rectorat de l'université. Ils protestent contre les lamentables conditions professionnelles et administratives dans lesquelles ils exercent et dénoncent les agissement d’un individu, ex-responsable de la sécurité, qui continue à s’immiscer dans les différents services administratifs et même pédagogiques des enseignants.

Un individu fait régner seul sa loi au sein de l'université de Batna-2. La direction garde un silence presque... complice. "Cet individu agit comme bon lui semble pourtant sa fonction lui a été retirée depuis bien longtemps", ont confirmé les enseignants en colère. "Ce sit-in a été organisé dans le but de dénoncer en premier lieu les actes et les agissements qualifiés inciviques, indignes... provoqués par cet ex-responsable de la sécurité, on ne s'explique pas comment ce type qui n'a plus aucun poste ou titre se permette d'agir ainsi", souligne Mokhneche Leila, enseignante et coordinatrice du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES).

Ce mouvement d'indignation a commencé dans la semaine lors d'une réunion prévue avec l'ensemble des enseignants et la coordinatrice du CNES afin de débattre de plusieurs problèmes. L'individu source du mouvement de réprobation s'est invité dans la salle de réunion, il s'est mis à empêcher le dialogue. "Quelques-uns d'entre les enseignants ont été même agressés physiquement et verbalement, d'autres ont été harcelés et ont reçu des menaces", selon un témoignage collectif des enseignants en colère sur le lieu.

Des plaintes ont été déposées auprès du tribunal, a ajouté la coordinatrice du CNES, sachant qu'elle même a été victime d'insultes et agressions physiques. La coordinatrice du CNES a indiqué au Matin d’Algérie que cette machination provoquée par cet individu a pour objectif surtout d'empêcher à tout prix la tenue de l'assemblée générale qui a eu lieu avec l'ensemble des enseignants dans la salle de réunion à l'université Batna-2.

Des injures, insultes et autres menaces... "Je ne m’arrêterai pas, même si cela devait saigner" cria-il devant des enseignants qui n'en croyaient pas leurs oreilles devant de telles agissements. Il faut souligner que cet individu a été nommé au poste d'enseignant sans avoir jamais enseigné auparavant. Selon nos sources, il est tantôt chauffeur du recteur, et tantôt il s'associe à des associations estudiantines pour certaines manoeuvres. Il est considéré, au sein de l'université de Batna-2 comme "perturbateur au-dessus du règlement de l'établissement universitaire".

De nombreuses questions agitent la communauté universitaire de Batna à son sujet concernant le poste qu’il occupe. Par qui a t-il été imposé ? Qui sont ses soutiens pour se permettre d'agir sans crainte ? Quel est son statut réel dans l'université ? Des questions sans réponses dans la mesure où la direction demeure mystérieusement silencieuse et se refuse de sévir contre lui.

Les enseignants en colère sollicitent le recteur de l'université et le wali afin qu'ils interviennent avant que ça ne dégènère.

Les résidences des filles envahies !

Les étudiants de l'université Batna-2 sont actuellement en grève pour de multiples raisons, à commencé par les résidences des filles qui sont constamment envahies)par des étudiants et les non-étudiants sans être contrôlés par des soi-disant agents de sécurité, en plus d'autres problèmes leur concernant, apprend-on. Nous reviendrons sur le sujet.

Abdelmadjid Benyahia

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Commentaires (1) | Réagir ?

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noureddine mimenoune

Je pense que le problème est toujours le même depuis la création du malg :

1) « Dés qu’un mamadouais d’en bas a un petit pouvoir, il l’utilise pour brimer les compatriotes ou truander l’état » 2) « … il faut être ignorant ou naïf pour croire que les « les services » de part le monde ignorent ce qui se passe dans les associations civiles et les institutions de leurs pays, ils sont informés mais ne sont pas parties prenantes et savent ce qu’ils doivent faire en cas de dérapages. Ces informateurs sont appelés, dans les anciens romans policiers, « les honorables correspondants » ; ils sont rétribués mais gare a eux s’ils portent atteinte a la collectivité. S’ils piétinent la loi, ils la subissent et personne n’intervient en leur faveur… ». Au mamadoustan, les honorables correspondants ne sont pas rétribués pour leurs services, on les laisse se débrouiller eux même « la prime de correspondance »... " et on les protège. 3) Toute la plateforme d’El-Kseur a été mise en application sauf un article et celui-la : « La mise sous l'autorité effective des instances démocratiquement élues de toutes les fonctions exécutives de l'Etat ainsi que les corps de sécurité. »