Le siège communal d'Iflissen fermé par des citoyens en colère

La commune fermée.
La commune fermée.

Encore une fois, l’APC des Iflissen située à 50 km au nord de la wilaya de Tizi Ouzou, est fermée par des citoyens en colère.

En effet, depuis l’arrivée du nouvel exécutif communal, les fermetures sont devenues récurrentes. Des fermetures qui durent souvent plusieurs jours voire plusieurs semaines au grand dam des citoyens désemparés. Cette fois-ci et depuis dimanche 08 janvier 2017, les villages Ait Yacine, Ichebouven et Ouanes ont paralysé le siège de la mairie. Sur place, des banderoles accrochées devant la bâtisse municipale laissent présager que le siège durera plus longtemps. Sur quelques-unes, on peut lire "Trois villages humiliés, SG et élus dehors". "APC fermée". "Promesse non tenues : solution sur terrain" etc…

Les responsables de ces trois villages rencontrés sur place assurent qu’ils n’ont pas pris cette décision extrême à la légère. "Nous en avons marre des promesses non tenues et des mensonges des élus. Nous souffrons le martyre quotidiennement alors basta, ca suffit !", déclare Y. A, très remonté. A la question de connaître les revendications exactes des citoyens, Y. F répond : "Le gaz de ville, le revêtement en béton bitumineux de la route qui dessert les trois villages sont les deux revendications non négociables que nous mettons en premier après une liste de beaucoup d’autres. Les élus locaux méprisent nos trois villages. Alors qu’ils viennent affronter la colère des villageois ici au lieu de se cacher dans des bureaux feutrés et bien chauffés au gaz". En dépit de cette situation paralysante pour la commune et ser services, le silence des responsables locaux et régionaux à leur tête le wali, le chef de daïra et les directions de wilaya concernées, reste incompris et assourdissant.

Il est à signaler que cette commune maritime accuse un retard énorme en matière de développement local. Un exemple édifiant ? L’arrêt des travaux de construction du nouveau et seul lycée que les habitants attendent au chef-lieu de la commune depuis presque deux années. Cet arrêt des travaux a été décidé unilatéralement par l’ex-wali pour protester contre la lenteur des travaux due à l’incapacité du maître de l’œuvre à satisfaire le cahier des charges. Notons que la commune compte deux collèges et aucun lycée, aucun centre de formation. Depuis, le chantier, à peine entamé, est livré aux quatre vents et aux intempéries sans que cela n’émeuve personne en amont.

La situation de cette région des plus enclavées est plus qu’alarmante. Par conséquent, le wali, le chef de daïra ainsi que l’exécutif communal sont interpellés pour prendre les décisions idoines et venir dialoguer avec les citoyens en vue de trouver des solutions aux problèmes posés.

"Le temps des mensonges, du bricolage et du mépris du citoyen doivent cesser, nous sommes décidés à arracher nos droits. Tant que ces deux revendications ne sont pas satisfaites, nous resterons là qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il vente", résume pour nous B.M. pour dire l’engagement sans faille de ses concitoyens.

B.A.B

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