Abdelkader Messahel et "le roi de la loubia" !

Abdelkader Messahel et le chef du très populaire restaurant "Le roi de la loubia" à Alger.
Abdelkader Messahel et le chef du très populaire restaurant "Le roi de la loubia" à Alger.

Une fois n'est pas coutume, le ministre chargé "des Affaires Maghrébines, Africaines et de la Ligue arabe" Abdelkader Messahel, vient de twitter un message peu anodin.

En effet, le ministre algérien avait publié sa photo avec un cuistot du "Roi de la loubia" où l'on pouvait lire ceci: "Roi de la Loubia, à la Rue de Tanger, un moment de répit pour un grand moment de détente et de convivialité". (voir ci-bas).

Si le ministre voulait passer pour un homme du peuple, c'est plutôt mal parti. Puisqu'une partie de la toile ne le voit pas sous cet angle. Son message a provoqué actuellement des tombereaux de railleries. C'est dire qu'on n'a pas pour habitude de voir nos ministres fréquenter les rues populaire où le lumpen proletariat traîne ses gêtres. Dans le flot de tweets, le ministre a par ailleurs recueilli quelques félicitations !

La réputation du "roi de la loubia", situé vers la fin de la rue Tanger, à Alger-centre, est bien établie dans la capitale. La gargote, longtemps tenue par Ali-Khelil Amar, alias Ali El-Moro, décédé il y a plus de deux ans à l'age de 78 ans, est très populaire et a été, et reste encore, une destination prisée pour de nombreux citoyens, riches ou pauvres, venant de tout le pays pour y déguster un plat de loubia arrosé avec une cuillère d'huile d'olive, ou un plat de sardines dont seule cette adresse a le secret.

Y a-t-il lieu d'espérer que le ministre des Affaires maghrébines inaugure par cette sortie, anodine sous d'autres cieux, une nouvelle politique de rapprochement avec le peuple ?

Sofiane Ayache

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Atala Atlale

Monsieur Messahel à la rue Tanger, ah rue Tanger. Entre le goût de la mythique Loubia et celle des madeleines de Proust il n'y a qu'un pas, celui de ressusciter le passé d'Alger la blanche... Elle était belle propre et bonne à vivre. L'opéra d'Alger où les femmes allaient le vendredi vivre un moment de détente qu'offraient les planches de Bachtarzi, la Casbah derrière et ses ruelles où l'odeur du jasmin et la blancheur de ses maisons nous laissaient difficilement quitter cet espace historique où la fameuse bataille d'Alger s'y était déroulée avec les valeureux hommes et femmes tels que Ali la Pointe, petit Omar, Hassiba Benbouali. C'est un peu la Bohème de charles Aznavour, oui, à la fin de sa chanson "La Bohème ça ne veut plus rien dire du tout.

Excusez mon pessimisme il est fondé car tout s'en va dans ce qui était un si grand et beau pays...

L'Algérie a perdu ses hommes comme une Belle Femme qui a perdu son Homme.