M. Bedoui, vous ne trompez personne !

Vous croyez les jeunes descendus dans la rue isolés et rejeté ?
Vous croyez les jeunes descendus dans la rue isolés et rejeté ?

Les langues se délient pour crier haro sur une jeunesse dont les horizons ont été dépouillés. Le chargé du ministère de l’intérieur promet de sévir, de mettre en prison et de priver de liberté. Du haut d’une autorité qui ne peut que s’exercer contre le peuple ; fort de la mise en scène républicaine qui tient les algériens en servitude, il hausse te ton et promet la "fermeté" ! D’ailleurs il semble que les rafles ont commencé.

Mais de quel Etat parlez-vous, Monsieur ? De celui-là où l’accès aux fonctions résulte de la caution apportée à la violation de la constitution ? De cet Etat de l’impunité, ou d’impunité, où, celui qui ôte la vie humaine devient "personnalité nationale" et reçoit les honneurs dus à ce rang ?! Vous parlez de cet Etat-là, Monsieur ? De ce machin ! qui, au nom du rigorisme wahhabite, a assigné à réclusion une ancestrale école de jurisprudence et la maintient exclue de l’université du pays, qu’il lui réserve un tel mépris qu’il reste spectateur lorsque des adeptes de l’Ibadhisme sont pourchassés par des nervis incultes ?

Vous parlez de ce monstre qui a dépolitisé l’une des plus belles jeunesses qu’a connu le XXème siècle, une jeunesse pétillante qui a écrit de belles pages d’engagement et qui a été livrée, par la désarticulation de l’école, en pâture au djihadisme ? Nous connaissons ce que ce genre de forfaitures ont coûté, en vie humaine et en dévastation, au pays.

Mais si vraiment vous pouvez accéder à ce que peut être l’autorité d’un Etat, d'un vrai, institutionnel, moderne, démocratique, voué au service des citoyens, dans ce cas montrez le nous, monsieur, vous pouvez vous exprimer sur les véritables mécanismes et logiques qui régissent ce bateau de corsaires dans lequel vous êtes embarqués.

Vos paroles ne peuvent nous tromper. Quand votre département a-t-il appliqué simplement la réglementation régissant l’exercice des libertés, celle de manifester, de se réunir, de s’organiser en association, en syndicat en parti ? Au nom de quoi votre département régit-il ce champ constitutionnel par le déni, le refus et la spoliation ? La forte expansion des effectifs de police est le pendant logique de la conception liberticide qui préside à votre département. Cette façon de faire n'épargne ni le champ de la libre conscience, ni l’espace virtuel des réseaux sociaux que vous cherchez à surveiller, à filtrer et à aseptiser.

Lorsque vos walis reçoivent M Chakib Khelil, le font-ils au titre de leurs charges ou de leurs allégeances ? Lorsqu’un tel monsieur qui a, plus que de besoins et de raison, monétisé le contenu de nos sous-sols, l’exposant ainsi à l’instabilité des marchés mais, le mettant surtout à la portée des insatiables appétits de ceux qui ont la garde de ce qu’il est devenu : une masse d’argent, est reçu de la sorte pensez-vous que les Algériens se trompe sur le message délivré ? Vous croyez réellement que la régence, au service de laquelle vous agissez, a, aux yeux des Algériens, l’image que vous en renvoient vos clientèles et indicateurs ?

M. Badoui, vous pouvez arrêter des citoyens, les embastiller, vous pouvez même rouvrir la sinistre cour de sûreté de l’Etat de Médéa (vous parlez tellement des menaces "intérieures" et "extérieures"), vous pouvez intimider, bastonner, emprisonner, mais vos prétentions étatistes resteront ridicules et ne tromperont personne. Comment en serait-il autrement lorsque les dignitaires se bousculent pour annoncer la moubayaa pour la cinquième mandature ? Quelle République !!

Parce que les citoyens gardent leur sang-froid et s’interrogent encore sur les formes les plus judicieuses de vous contester, vous croyez les jeunes descendus dans la rue isolés et rejetés ? Vous vous trompez, Monsieur ! Allez-y, faites ! Montrez les crocs, arrachez autant de lambeaux de notre chair que vous pourrez. Arrivera Tafsut, moment de renaissance où nous refleurirons en ce grand peuple que nous n’avons jamais cessé d’être. Et, ce jour-là, nous vous balayerons ! Nous vous balayerons tous ! Sur les monceaux des hideux souvenirs de vos grandes œuvres fleuriront nos rêves

Mohand Bakir

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Rabah IBN ABDELAZIZ

Monsieur Bedoui, je suis vraiment surpris de vous voir raconté à qui voudrais vous écouter vos âneries en permanence. Occuper vous de votre ministère et basta, parce que dans votre ministère ont s'en occupent pas de servir le citoyen, mais en l'emmerde ?. Vous et vos responsables des services vous foutez rien ?. Payés pour brosser et graisser les pompes et les roues de la brouette ?. les passeports et cartes nationale d'identités s'entassent dans votre fichu ministère ?. Vous en avez à foutre du citoyen qui se crève le c. l pour vous payer ?. Je vous vois partout avec d'autres larbins de bouteflika, mais le résultat niet NIET,