"Le Sous marin" : le premier café littéraire d'Alger-Centre

Le Sous-marin a enfin ouvert ses portes aux artistes et passionnés d'art et littérature.
Le Sous-marin a enfin ouvert ses portes aux artistes et passionnés d'art et littérature.

Situé dans le quartier de Télémly, au 67, boulevard Krim Belkacem, "Le Sous-marin", dont la galerie d'art fut inaugurée vendredi dernier (30 décembre 2016) en présence de l'artiste Hichem "El Moustach" et du poète Abdel Madjid Arab, est un espace culturel qui n'a cependant toujours pas été complètement achevé. La raison ? Un manque de contributions.

Seule sa galerie d’art fut inaugurée vendredi dernier "pour, en même temps, collecter des dons pour développer cet espace", déclare l’artiste et activiste, Hichem "El Moustach", lors de son exposition "Intadj Wa Intiadjïa", le jour même de l’inauguration. "Je fais du Pop-art tout en commentant l’actualité et la politique, et comme c’est l’initiative du parti du MDS (Mouvement Démocratique et Social), c’est une opportunité pour moi de diffuser mes œuvres politiques que j’aurais du mal à exposer dans d’autres endroits", ajoute-t-il. "Ce genre d’espaces doivent être multipliés à travers tout le pays pour permettre aux artistes qui ne sont pas connus ou qui n’ont pas eu la chance de se faire connaître de faire ressortir leur créativité", précise le poète Abdel Madjid Arab.

Cet espace culturel que nombre de curieux s’impatientent de découvrir au complet compte aussi comprendre un café littéraire, une salle de projection, une salle de conférence et même un dortoir pour tous les artistes et les participants venus des quatre coins du pays. "Le but est justement de permettre à tous les jeunes artistes algériens, et non seulement ceux d’Alger, de faire leur promotion", s'enthousiasme l’initiateur du projet, Kader Affak. "Notre objectif est de faire en sorte que ça soit une pépinière d’artistes", détaille-t-il en précisant que c’est une vision "qui dit que la culture est un bien commun et non le privilège d’une élite ; c’est le contact direct du citoyen avec l’acte culturel."

L'entrée ainsi que toute participation aux activités (expositions, projections, conférences...) seront gratuites. Toute contribution est également la bienvenue, indiquent les initiateurs. "Pour moi, c’est un projet citoyen", déclare Kader. "Si j’avais des moyens offerts par les organismes d’Etat, je mettrais peut-être un mois, mais je préfère prendre une année en ne comptant que sur la contribution du citoyen, pour dire aussi que le citoyen est capable de faire autant de choses si on lui offre la possibilité de se mettre en œuvre", ajoute-t-il.

Le choix du nom du lieu n'est pas anodin. "Il n’y a que l’art qui peut aller en profondeur des choses", observe-t-il lorsqu’on lui a demandé pourquoi avoir choisi "Le Sous-marin" comme nom pour le projet.

Youcef Oussama Bounab

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