Divorce entre le wali de Mostaganem et les journalistes

Le wali de Mostaganem Abdelwahid Temmar.
Le wali de Mostaganem Abdelwahid Temmar.

Rien ne va plus entre des journalistes et correspondants de presse et le wali de Mostaganem Abdelwahid Temmar.

Le parti pris du premier responsable de la wilaya en faveur d’un canard local au détriment des journaux nationaux et régionaux a fait sortir les journalistes de leur gond. Aussi, le silence de l’administration (DRAG) incompréhensible et en violation de la loi concernant le récépissé d’enregistrement de l’Association des Journalistes de Mostaganem (AJM) n’a pas arrangé les choses.

En effet, une nouvelle association a vu le jour sous l’appellation AJM, composée essentiellement de jeunes journalistes et correspondants de presse, avait déposé son dossier d’agrément le 17 octobre 2016, mais, à ce jour, le Directeur de la Réglementation et des affaire générales (DRAG) refuse, nous dit-on, de délivrer l’agrément en dépit du délai règlementaire fixé par la loi 06-12 relatives aux associations qui est de 40 jours, largement dépassé.

Ces dépassements sont venus réveiller les vieux démons pour que l’affaire s’ébruite à travers les réseaux sociaux. Selon certaines indiscrétions, le Drag est sous pression et n’arrive toujours pas à s'affranchir des pressions qu'il subies pour signer l’agrément. Des instructions lui auraient été signifiées de temporiser pour des raisons qui demeurent incompréhensibles et mystérieuses. Et pourtant, ce responsable aurait été saisi par lettre remise par un huissier de justice lui rappelant les dispositions contenues dans les articles 08 et 11 de la loi précitée, mais en vain, c’est l’omerta.

L’administration n’a pas daigné répondre à la demande des journalistes malgré les trois entrevues qui ont eu lieu avec le Drag et les assurances de ce dernier aux membres de cette nouvelle association. La situation est de plus en plus tendue et n’augure rien de bon dans les jours à venir. Un certain "favoritisme" est décrié par les gens de la corporation et l’intrusion de certains facteurs exogènes, ont tout fait pour pourrir la relation wali-presse.

Devant toutes ces raisons, plus de 25 journalistes et correspondants de presse dépendant de journaux nationaux et régionaux (arabophones et francophones) et audiovisuels, ont décidé mardi dernier de boycotter toutes les activités du chef de l’exécutif, à l’exception des visites ministérielles et ce jusqu’à nouvel ordre. Nous y reviendrons plus en détails prochainement.

Azzi S. Mohsen

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