La sclérose en plaques de plus en plus répandue en Kabylie

Le CHU de Tizi-Ouzou.
Le CHU de Tizi-Ouzou.

Une moyenne de cinq à six nouveaux cas de sclérose en plaques, une maladie neurologique chronique qui se développe vers des handicaps, sont enregistrés chaque mois au niveau du service de neurologie du centre hospitalo-universitaire (CHU) Nedir Mohammed de Tizi Ouzou, a-t-on appris samedi du médecin chef.

"Cette maladie est de plus en plus fréquente dans les régions nord du pays précisément en Kabylie en allant vers le sétifois à cause de la présence de certains facteurs environnementaux plutôt favorables à son développement", a déclaré à l’APS le professeur Smaïl Daoudi en marge d’une journée d’information et de sensibilisation sur la sclérose en plaques organisée par la fédération algérienne des patients atteints de cette déficience neurologique.

"Au service de neurologie du CHU de Tizi Ouzou, la sclérose en plaque représente 20 à 30% par moment et atteint parfois les 50% des patients hospitalisés depuis 2004 à ce jour. Généralement, ces malades sont admis au niveau de la structure pour recevoir les soins nécessaires à la stabilisation de leur affection", a-t-il expliqué.

Abordant la prise en charge de cette maladie qui touche particulièrement le sujet jeune dont la moyenne d’âge se situe entre 18 et 25 ans, Pr. Daoudi a expliqué que "l’Algérie dispose pratiquement de toutes les molécules injectables développées par la médecine moderne dans le but de freiner son évolution en attendant un traitement qui apportera la guérison définitive", a-t-il noté.

Il a indiqué, toutefois, que le diagnostic précoce reste "l’élément capital dans la prise en charge de ces patients puisqu’il est évident aujourd’hui que plus on diagnostique tôt plus on améliore les chances de retarder les complications (le handicap) et permettre une vie plus au moins normale à la personne atteinte dont l’espérance de vie ne diffère pas d’un individu normal".

"Des démarches sont, par ailleurs, entreprises par les autorités pour l’acquisition d’un nouveau médicament par voie orale qui appuiera le traitement initial", a-t-il affirmé, soulignant que ces molécules sont déjà utilisées dans plusieurs pays du monde et même dans des pays voisins.

Dans ce sillage, le président de la Fédération algérienne des malades atteints de sclérose en plaques et l’association nationale qui porte le même nom, Dr. Smaïl Kenzoua a lancé un appel pour accélérer l’acquisition de cette nouvelle molécule qui contribuera à coup sûr à l’amélioration de la qualité de la prise en charge des malades, principal objectif de son organisation.

Il a également évoqué la nécessité d’établir un registre national des personnes atteintes de cette maladie en Algérie puisque la situation épidémiologique demeure encore inconnue malgré le nombre important de nouveaux cas enregistrés annuellement.

Au volet de la prise en charge, Dr. Kenzoua a mis le point sur des insuffisances, notamment, en matière de kinésie thérapie qui est une étape très importante dans le processus de soins qui intervient à la phase de l’handicap moteur.

APS

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Commentaires (2) | Réagir ?

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Mokrane Chelghoum

Rien que lire votre pseudo ! Hend Ukaci Ivarwarqene ! je suis heureux de vous lire et vous sauhaiter une bonne année nouvelle 2017 pleine de progrés dans tous les domaines.

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Hend Uqaci Ivarwaqène

Ow ! En plaques seulement ?

Comme il a dit l’autre : i winna bwadaynine utswalemt ara ? La scléverte, la plus sournoise des maladies qui a nécrosé toute la société kabichoue depuis lonta.

La3quva pour L’islam en suppositoire, les cliniques de la roqya, de Lala Mgilette pour Lhidjama, wa chaï-ène akhara.

Nghawène : inna lilahi wa illayhi radji3oun !