Polémiques entre ministres : c'est à qui sauvera son fauteuil !

Le gouvernement Sellal 5 traversé par de nombreuses crises.
Le gouvernement Sellal 5 traversé par de nombreuses crises.

La cacophonie de jungle qui règne au sein du gouvernement Sellal, semble s’intensifier ces derniers temps, au point où les désaccords entre membres de l’exécutif, éclatent souvent au grand jour.

En l’absence d’un chef d’orchestre affaibli, attaqué de tous bords et dont les jours sont plus que jamais comptés à la tête de son administration, des ministres, en flagrantes discordances, s’affrontent par conférences de presses interposées.

Après l’énorme scandale du feu "RHB", qui a vu deux ministres, Abdelmalek Boudiaf et Nourredine Boucetta se rejeter mutuellement la responsabilité du fiasco, voici venu le tour au ministre des Travaux publics et des transports, Boudjema Talaï, de rentrer en conflit ouvert avec son confrère du ministère des eaux.

Il assurait notamment en marge d’une conférence de presse (*), ce jeudi 22 décembre, que la responsabilité dans la fermeture par les flots de la route reliant Zéralda à Ben-Aknoun, à l’endroit où les travaux de réfection de la crevasse, avaient été menés, n’incombait aucunement à son ministère. "Il n'y a pas eu de bricolage. Les travaux ont été bien fait, et la route n’a pas été affectée et n’a pas bougé d’un seul millimètre. Le problème est ailleurs".

Avant de désigner le ministère des Eaux comme unique responsable. "Le problème est que les canalisations d’évacuation des eaux pluviales, qui devaient passer par en dessous de la route, et qui devaient durer dix jours, sont encore en travaux". Et nous qui croyions, comme on nous l'avait assuré, que tout était rentré dans l'ordre !

Avec de telles accusations censées masquer leurs incompétences, les ministres de Sellal espèrent peut-être échapper à leur inévitable sort de fusible, et prolonger ainsi, un tant soit peu, les plaisirs et privilèges dont ils jouissent.

Au-delà de la solidarité et de la cohésion, dont ils n’ont jamais su faire preuve, c’est l’éthique de défendre un corps auquel ils appartiennent, qui leur a fait défaut.

Le carambolage médiatique, auquel nous conviennent ces éphémères ministres, traduit, à lui seul, l’esprit individualiste et méphitique qui habite cette espèce de hauts fonctionnaires, et qui leur fait espérer, survivre à leur Premier ministre, pour figurer dans la prochaine composition gouvernementale... de l’éternel Bouteflika !

Une espèce qu’il a su développer (Bouteflika) à travers ses nombreuses expériences menées le long de ses quatre mandats glaciaires dans un climat politique ensoufré. En mauvaises graines coriaces, c’est la plus nuisible de toutes qui abonde et s’est le mieux adaptée.

Hebib Khalil

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Commentaires (6) | Réagir ?

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mhand said

dans la famille des elephants, on dit que les cenils, les vieux,, quittent leurs troupes, s isolent et vont mourir seuls en cachette. mais bon dieu, les notres pourquoi, ne suivent ils pas ce bel et noble exemple? et laisser la troupe vivre sans leur encombrante carcasse.

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Massinissa Umerri

Franchement, meme sans a foutre de cette bananiere, votre essai n'a d'autre interet que de camouffler le vrai sujet - celui de l'impunite' et l'absence flagrante d'institution de control de ses zigomars.

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