Le RND appelle le gouvernement à raboter les subventions sociales

Ahmed Ouyahia.
Ahmed Ouyahia.

Dans la déclaration finale de la deuxième session du parti des 15 et 16 décembre, le conseil national du RND a tressé des lauriers au chef de l'Etat et esquissé ses propositions économiques.

Finies les subventions pour tout et à tous, l'heure est à la diète ! avertit le RND. A la rigueur. Dans ce communiqué rendu public, vendredi, le RND invite le gouvernement à revoir les subventions sociales et à les indexer "au revenu réel de chaque citoyen". Tout en prenant soin de préciser que le parti est attaché à "la justice sociale et à la solidarité nationale", le conseil national "invite le gouvernement à accélérer la révision du système national de subventions sociales".

Le conseil national du Rassemblement national démocratique affiche son refus de tout recours à l'endettement extérieur. Tout en appelant à "la mise en œuvre de décisions souveraines pour le dépassement des effets de la crise financière", le parti se refuse au "recours à l’endettement extérieur", et le recours à "toute mesure de nature à ralentir l’investissement créateur de richesses et d’emplois".

Le gouvernement doit donner la primeur à la production et la consommation de produits locaux, claironne le RND. Objectif : baisser "le poids des importations de biens et de services sur la balance des paiements du pays". Après avoir dépensé à tout-va, survient le temps des vaches maigres où même le parti d'Ouyahia qui a soutenu le programme dispendieux du président, avec les résultats qu'on lui connaît, appelle maintenant à la rigueur et au serrage de la ceinture des Algériens.

Dans le même communiqué, le RND souhaite "l’intensification de la lutte contre toute forme de spéculation et de fraude". Pas seulement, il veut un contrôle des prix plus vigoureux et permanent. Ultime proposition de cette kyrielle de réjouissantes propositions, le RND considère que la réforme de la fiscalité locale, doit être accompagnée d'une "plus large décentralisation de la gestion de l’investissement économique dans tous les secteurs, ainsi que d’une réhabilitation véritable du rôle des assemblées locales élues tel que défini dans la Constitution et dans les lois". Autrement dit, le parti d'Ouyahia rappelle au gouvernement l'application stricte de la constitution et des lois. Y compris la loi de finances 2017 qui promet aux consommateurs algériens beaucoup de surprises.

La rédaction

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Commentaires (5) | Réagir ?

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Atala Atlale

Monsieur, je vous comprends parfaitement, "les subventions pour tout et pour tous c'est fini" Allons ayez un peu de courage et essayez de vous attaquer aux responsables de cette immense gabegie ! Avant de penser à racler le tiroir des "sans argent", pourquoi ne pas faire restituer tout l'argent du contribuable volé par qui vous savez ! Sont-ils trop haut perchés pour vous ! Mais Monsieur, allez sur le terrain et voyez par vous même ce que l'on fait de l'argent du contribuable ! Savez-vous que les fortunes dans d'autres pays se font sur plusieurs générations, mais chez nous.... Le délit d'initié a sa part dans ce pays aux mille merveilles où l'on s'enrichit sans sueur ! Il

Le sens de l'honneur se perd dans ce pays ! Vous êtes bien placé pour ne pas ignorer qu'un ancien ministre français s'est suicidé par ce que les journaux avaient rapporté qu'il avait emprunté de l'argent sans intérêt ?!

Ah le sens de l'honneur et celui de l'homme d'État se perdent...

Chez-nous on emprunte sans restituer. (plutôt on prend)

Pour certains ! j'entends bien ! Mais un jour il faudra bien faire le vrai bilan de ce pays et de ses successifs responsables. À votre place je demanderais à ceux qui ont eu à occuper des fonctions électives ou non, à nous expliquer comment ils réussissent dans leurs propres affaires et échouent durant à la fin de leurs mandats, en commençant par le Maire, puis en empruntant le chemin ascendant.

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moh arwal

voila ce qu on appelle la langue de bois:

Le SG du RND n’a pas souhaité commenter le décès du journaliste Mohamed Tamalt, invitant la presse à attendre les résultats de l’enquête. Sur le limogeage de l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Ouyahia a répondu en utilisant une formule étrange : «Nous n’avons jamais donné les raisons de la nomination d’un ambassadeur, je ne vois pas pourquoi nous sommes invités à expliquer son éviction ».

il est bavard seulement quand il sagit encenser son maitre protecteur

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