Djamel Nehali "Les étudiants en tamazight d’aujourd’hui seront les bâtisseurs du théâtre de demain"

Djamel Nehali, chef de département de langue et culture amazighes de Batna
Djamel Nehali, chef de département de langue et culture amazighes de Batna

Djamel Nehali est le président du jury du festival national du théâtre amazigh dans sa 8e édition, il est également chef de département de langue et culture Amazighes à l'université de Batna, c’est avec cette dernière casquette qu’il nous accorde cet interview lors d'un colloque scientifique organisé en marge du festival national du théâtre amazigh.

Le Matindz : Vous êtes l’instigateur de ce colloque scientifique ayant pour thème "L’identité dans le texte théâtral" que votre département abrite, quelle est l’importance d’un tel évènement ?

Djamel Nehali : Notre objectif premier est de mettre en contact nos étudiants avec le monde du théâtre et avec ce festival en particulier. Ces étudiants seront demain les bâtisseurs de ce théâtre amazigh qui est en cours de construction dans notre pays. En les rapprochant des chercheurs et des professeurs présents aujourd’hui, nous leur ouvrons de nouveaux horizons de recherche, ils peuvent par exemple faire du théâtre amazigh l’objet de leur thèse de fin d’études.

Quelle a été la réaction des étudiants ?

Très positive à en juger le nombre des présents dans l’amphithéâtre et les discussions très animées qu’ils ont eues avec les conférenciers. En ce moment même où je vous parle, il y a un groupe d’étudiant dans la salle d’à côté en train de répéter une pièce avec laquelle ils devront participer à l’édition de l’année prochaine du festival. Notre collaboration avec le commissariat du festival national du théâtre amazigh s’inscrit donc dans la durée.

Comment jugez-vous le niveau les pièces présentées en compétition officielle jusqu’à maintenant ?

Nous avons relevé des efforts louables dans la mise en scène et la scénographie, cependant le texte demeure le talon d’Achille des pièces jouées jusqu'à maintenant. Dans la majorité des cas, il s’agit d’adaptations d’œuvres étrangères, nous aurions préféré qu’ils soient des textes originaux ou du moins des adaptations de textes algériens qui décrivent des réalités qui parlent plus au public.
Le côté folklorique a pris un peu le dessus sur le reste, nous attendons l’entrée en lice des théâtres régionaux

Entretien réalisé par Jugurtha Hanachi

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