La pièce de théâtre "Jules César" présentée à Batna

La pièce de théâtre présentée à Batna.
La pièce de théâtre présentée à Batna.

Dans la soirée de dimanche, la pièce théâtrale intitulée "Jules Cesar" présentée pour la 1re fois par la troupe du Théâtre régional de Bejaia, est entrée en compétition de la huitième édition du festival national du théâtre amazigh.

Cette pièce de théâtre est tirée d’une œuvre dramatique présentée et interprétée sur scène par un groupe de jeunes comédiens. La pièce raconte que l’histoire de l'assassinat de Jules César est le résultat d'un complot de sénateurs romains qui se surnommaient entre eux "les Liberatores" et dont les chefs les plus renommés furent Marcus, Junius, Brutus et Caius Cassius Longinus.

Selon le metteur en scène, plusieurs signes annoncent la mort de César dans les jours précédant les ides de mars, mais il n'en tient pas compte. L'aruspice Spurinna, lors d'un sacrifice, lui demande de se méfier des ides. Le matin du 15, sa femme Calpurnia a rêvé de sa mort et lui demande de ne pas se rendre au Sénat. César hésite mais Decimus Brutus, venu le chercher chez lui, le persuade de venir. Peu avant d'entrer au Sénat, l'un de ses agents informateurs, Artémidore, lui tend une supplique donnant tous les noms des conspirateurs. César la prend sans la lire. Il apostrophe alors Spurinna

César et les sénateurs entrent dans la Curie de Pompée où le Sénat tient ses sessions depuis l'incendie de la Curie Hostilla. On laisse à peine à César le temps de s'asseoir que Tillius Cimber, l'un des conjurés, lui demande de rappeler son frère, toujours en exil depuis son alliance avec les Pompéiens. Pendant ce temps, Trebonius a attiré Marc Antoine en dehors de la Curie et l'a persuadé de ne pas participer à la séance. César déclare à Cimber que ce n'est pas le temps de discuter de cela. Cimber est entouré des autres conjurés qui lui offrent son soutien. Soudain, il saisit le pan de la tunique de César et lui découvre son épaule. "Mais c'est de la violence", s'écrie César.

C'est aussi le signe pour les conjurés de passer à l'action. Casca sort un poinçon et vise la gorge du dictateur le blessant de façon superficielle.César lui lance "Scélérat ! Que fais-tu?" et le blesse au bras avec son poinçon. Il est alors entouré par 23 sénateurs qui le poignardent avec leurs poinçons l'un après l'autre. Il semble qu'en voyant Brutus il ait dit, avec étonnement : "Toi aussi mon fils". Il se couvre alors la tête de sa toge et s'effondre au pied de la statue de Pompée. Il a reçu 23 coups de poinçons. Aussitôt, les conjurés s'enfuient suivis des sénateurs innocents qui ont assisté à l'assassinat sans lever le petit doigt. C'est vers la fin de la journée que trois esclaves viennent chercher le corps. Suétone rapporte que le médecin Antistius qui l’a autopsié, juge que sur les 23 coups de poinçons, seul celui reçu par le second conjuré à la poitrine était morte.

Le corps du tyran sera ramassé par des esclaves et incinéré au Champs-de-Mars, comme le veut la tradition. Dans son testament, César a désigné pour héritier son fils adoptif, Octave, futur empereur Auguste. Par ailleurs, si les les assassins visaient à restaurer la republique, ils furent déçus puisque s'ensuivirent quinze ans de guerre civile, puis ce fut le règne sans partage d'Octave dit Auguste. Celui-ci avait été nommé héritier testamentaire de César et était devenu du même coup son fils adoptif. La pièce a été jouée dans un décor sans la synographie, crise financiere, est elle impliquée ?

Abdelmadjid Benyahia

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