Le pétrole ouvre en hausse à New York, à 52,10 dollars le baril

La réunion de l'Opep à Vienne semble avoir fouetté le cours du pétrole.
La réunion de l'Opep à Vienne semble avoir fouetté le cours du pétrole.

Les cours pétroliers ont ouvert en hausse lundi à New York, toujours soutenus par la conclusion d'un accord de réduction de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) la semaine dernière.

Les prix du pétrole atteignaient de nouveaux plus hauts annuels lundi en cours d'échanges européens, poursuivant leur hausse après l'accord de l'Opep annoncé la semaine dernière pour limiter la production mondiale.

Vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 55,14 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 68 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance gagnait 54 cents à 52,22 dollars. Les prix de l'or noir ont atteint vers 09H40 GMT leur plus haut niveau depuis 17 mois, à 55,20 dollars pour le Brent et à 52,33 dollars pour le WTI.

L'annonce de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui est parvenu mercredi à un accord pour limiter la production de ses membres de 1,2 million de barils par jour, enthousiasme toujours les marchés.

"A part si l'accord s'écroule complètement, nous ne voyons pas d'éléments qui pourraient retourner les prix à la baisse", estimaient les analystes de Morgan Stanley.

"La hausse des prix pourrait au contraire être accentuée par des commentaires des pays non membres du cartel (dont l'Opep attend une baisse de la production de 600.000 barils par jour) ou par des preuves concrètes de la baisse de la production de l'Opep en janvier", quand l'accord prendra effet, écrivaient les analystes.

Les pays producteurs non membres de l'Opep qui pourraient se joindre à l'accord devraient se réunir vendredi 9 décembre à Doha, au Qatar. Certains analystes doutaient cependant de la bonne volonté de l'Opep.

"L'idée que l'Irak et l'Iran s'en tiendront aux limites annoncées nous laisse sceptiques. Par ailleurs, si les pays membres accélèrent leurs productions en décembre et écoulent leurs stocks en 2017 quand l'accord sera appliqué, les exportations venues de l'Opep pourraient rester élevées", prévenaient les analystes de Barclays.

Par ailleurs, la limitation de la production de l'Opep et la hausse des prix qui en découle pourrait conduire les producteurs américains de pétrole de schiste à relancer leurs extractions, qui n'étaient plus rentables quand les cours étaient trop bas.

AFP

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