Lynché, un lycéen de 16 ans perd la vie devant son école

Lynché, un lycéen de 16 ans perd la vie devant son école

Si jeune et déjà six pieds sous terre. La barbarie a encore frappé en Algérie, conséquence de la banalisation des actes de violences juvéniles, de la circulation massives des drogues et des armes blanches. Cette fois-ci, c’est le dénommé Rachid Aifa, élève au lycée Mouloud Kacem Nait belkacen, à Dar el Beida près d’Alger qui en a été victime.

Rachid Aifa, élève de première année secondaire a été surpris par trois individus qui l’ont lynché à la sortie des classes. Sans pitié avec une violence inouïe. Transporté au dispensaire de Dar el Beida en urgence, il succombera à ses blessures, quelques heures plus tard, laissant sa mère ainsi que toute sa famille dans un chagrin incommensurable.

Au-delà de l’émotion que suscite un tel acte, ce sont les moyens et les méthodes de lutte contre de tels fléaux qui sont à déplorer, car nos enfants ne sont plus à l’abri de ces hordes de meurtriers, qui sévissent même près, sinon au sein des écoles.

Envoyer nos mioches, même adolescents, à un établissement scolaire est devenu un acte risqué, c'est là où en est l'Algérie ! Faut-il continuer à se dire que les disparitions, les enlèvements, les violences et les assassinats des centaines d’enfants, ces dernières années, ne sont que de banals faits divers, qu’ils ne sont que des actes isolés, commandités par des simples voyous, sorciers ? Ne devrions-nous pas regarder avec courage, la réalité de la déliquescence et de l’effritement des liens sociétaux et y remédier au plus vite avec force et engagement collectif.

Une prise de conscience collective doit permettre l’éclosion de programmes nationaux de grandes envergures, avec la participation des sociologues, psychologues, enseignants et l’ensemble des acteurs de la société civile algérienne, pour analyser et proposer des actes en mesures d’éradiquer ce désastre. La réponse policière et répressive ne peut à elle seule fonctionner, si l’ensemble des aspects générant la violence ne sont pas traités en profondeur.

Il est évident, néanmoins, que l’Algérie paie encore, les affres de la période du terrorisme, où les Algériens, petits et grands, avaient été confrontés à l’hydre de la terreur et de la barbarie. Il ne suffit pas de décréter la paix civile pour que la paix des âmes prenne place et efface, comme par magie, des blessures portées en nous comme des maléfices empoisonnés.

Inhumé hier, on pouvait lire sur la tombe de Rachid Aifa, que le désormais défunt était né le 03 avril 2000 et décédé le 30 novembre 2016. Paix à ton âme mon petit.

Hebib Khalil

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Commentaires (5) | Réagir ?

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Aghioul Aghyoul

Quand j'étais élève au primaire, la violence à l'école était tout aussi grâve. Aujourd'hui, j'ai 36 ans et le constant est le même.

Je pense que les solutions à cette forme de violence sont:

1. Repenser les programmes scolaires

2. Installer des caméras de video surveillance autour et dans chaque école.

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urfane

Un acte abject, innommable. La violence est ancrée dans le "substrat social" des sociétés féodales comme la nôtre. Sans remise en cause du paradigme dans lequel nous baignons hier, aujourd'hui et demain, il n'y a pas d'issue possible...

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ABDALLAH TENGOUR

La violence est dans les gènes de l'Algérie.

C'est une thérapie nationale dont bnous avons besoin.

Nous devrions prendre exemple sur les allemands qui au sortir de la guerre en 45, avaient procédée en profondeur à la dénazification de leur société sur plusieurs années

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