Le prix du pétrole en nette hausse à New York, espoirs sur l'Opep

La réunion de l'Opep fin novembre pourrait créer la surprise.
La réunion de l'Opep fin novembre pourrait créer la surprise.

Les cours pétroliers ont ouvert en nette hausse lundi à New York, dopés par les espoirs grandissants de voir l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) parvenir à un accord sur la production.

Vers 14h20 GMT, le prix du baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, montait de 1,34 dollar à 47,70 dollars sur le cours pour livraison en janvier au New York Mercantile Exchange (Nymex), nouveau contrat de référence. "Nous montons gentiment. Il y a un peu d'optimisme", a commenté Bart Melek de TD Securities.

A l'approche de la prochaine réunion officielle de l'Opep, qui doit permettre de finaliser un accord de limitation de l'offre le 30 novembre, les marchés scrutent avec attention les déclarations des participants.

L'Opep a peut-être fait un pas crucial dans la direction d'un accord au cours d'une réunion à Doha vendredi, l'Iran a apparemment proposé la possibilité de maintenir sa production, ont rapporté les experts de Commerzbank dans une note.

L'Iran, dont la production a augmenté depuis la levée des sanctions internationales après l'accord sur le nucléaire, semblait jusque là peu enclin à réduire ou même à limiter sa production, ce qui aurait pu faire échouer un accord sur fond de rivalité avec le membre dominant du cartel, l'Arabie saoudite. L'Iran a par ailleurs publiquement fait état de sa bonne volonté en déclarant à nouveau soutenir un accord.

"Il y a une forte probabilité que les ministres du Pétrole et de l'Energie de l'Opep arrivent à un accord lors de la réunion de novembre", avait ainsi déclaré le ministre iranien du Pétrole samedi. Ces déclarations ajoutées à celles engageantes de la Russie, important producteur non membre de l'Opep qui pourrait se joindre à un accord, ont relancé l'espoir chez les investisseurs.

Désormais un consensus se forme sur le fait qu'ils vont probablement garder leur production stable et cela signifie, au moment où la demande augmente, que le marché se dirige vers un rééquilibrage puis vers un déficit, a expliqué Bart Melek.

AFP

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