Amar Saâdani, Djamel Ould Abbès : à chacun sa sale besogne

Amar Saâdani, Djamel Ould Abbès lors de l'intronisation de ce dernier.
Amar Saâdani, Djamel Ould Abbès lors de l'intronisation de ce dernier.

Amar Saâdani a accompli la sale besogne à la tête du FLN avant de céder, contraint et forcé, sa place à Djamel Ould Abbès qui devrait terminer le travail, exactement comme le voulait leur mentor.

Parce qu’ils ne peuvent, ou ne savent, rouler que pour autrui, les deux personnages restent à l’affût de la moindre mission. Et quand leur mentor leur confie une tâche, ils s’y prennent avec une telle célérité qu’ils oublient même de mettre les formes.

Les deux lascars n’agissent pas toutefois de la même manière. Si Amar Saâdani ressemble à s’y méprendre à un éléphant dans un magasin de porcelaine, Djamel Ould Abbès, lui, fait rire, sans rire.

Ainsi, après s’être attaqué maintes fois, ouvertement et avec des mots d’une rare violence, à Mohamed Médiène dit Toufik, comme on le lui avait suggéré, Amar Saâdani reçoit l’ordre de démissionner lors de la dernière réunion du comité central du FLN et abdique séance tenante, sans la moindre résistance. La mission de Amar Saâdani est terminée, mais le travail continue, et c’est à Djamel Ould Abbès qu’échoit la continuité, avec cependant d’autres objectifs.

Avec Djamel Ould Abbès à la tête du FLN, on mettra sûrement de côté, du moins pour un moment, les règlements de comptes et on s’attellera plutôt à vendre l’image d’un chef de l’Etat en net regain de forme. Bref, un chef de l’Etat en mesure de briguer un cinquième mandat.

Et il n’y a pas mieux que le nouveau secrétaire général du FLN, médecin de formation de surcroit, pour faire avaler une couleuvre pareille. Mieux encore, pour impressionner d’entrée, Djamel Ould Abbès a pris l’énorme risque de donner un pronostic : Abdelaziz Bouteflika, selon lui, marchera bientôt. Plus optimiste que le docteur Ould Abbès tu meurs !

Reste à savoir de quoi sera fait le dîner de celui qui avait déjeuné de mensonges. Le proverbe algérien ne l’a pas dit. Attendons donc pour voir !

Ahcène Bettahar

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Commentaires (2) | Réagir ?

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khelaf hellal

L'un relaie l'autre chacun dans la sale besogne qui est ordonnée. Et les sales besognes ce n'est pas ce qui manque, comme le fait d'appeler à un cinquième mandat alors que la nouvelle Constitution en limité le nombre à deux. Ils deviennent de ce fait des fauteurs de troubles, des hors-la-loi, des semeurs de zizanie dans le pays. " Nul ne peut se faire prévaloir de ses propres turpitudes " selon les termes du code pénal. Le peuple les attend de pied ferme au tournant de cet autre viol de la Constitution, de cette sale besogne dont ils sont capables, de ce dépassement violent des textes de la nouvelle loi fondamentale qu'ils ont eux-mêmes promulguée.

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Hend Uqaci Ivarwaqène

Ça branle vraiment bas dans le Landerneau médiatique. A peine avait-on fini d’éteindre le feu que Saadani avait mis au lac et fini de croire que les pyromanes allaient manquer de bois, ou les pompiers, ou les deux, l’un pouvant bien faire l’autre pour reposer nos pauvres tympans des ondes vibratoires du percussionniste . On avait oublié que le bruit ce sont souvent ceux qui écoutent qui le font.

A peine, donc, ya Sidi, nos illusions qui sommeillaient langoureusement en chacun d’entre nous ont été bousculées de nouveau par un coup d’épée dans un nuage qui pointait à l’horizon.

Chah fi leur qamum à ceux qui croyaient que Docteur Ould Abbès allait, dans ce jeu de chaises musicales, entrer, pour remplacer le tonitruant drabki, sans tambour ni trompette. En loucedé, ou à l’anglaise.

A la Teryèle qu’il est rentré, notre toubib, au temps du buzz, sans ameuter sa batterie, il n’est pas cuisinier, lui. Mais la cuisine politicienne il s’y connait. Rien qu’avec du vent.

Alors pourquoi je ne le croirais pas, lui qui a souvent vu le feu rejaillir de volcans qu’on croyait trop vieux. Hein, pourquoi que je ne le croirais pas, depuis les pilules bleues, quand il dit que Laz … que notre président remarchera ?

Ipi, d’abord, ce n’est pas lui qui veut nous faire avaler des couleuvres, il n’est pas cuisinier, et il s’en défendrait même, au besoin. Lui, sa spécialité c’est les pilules.

Vous allez me dire que la pilule est trop grosse cette fois ? Mais non elle n’est pas grosse, la pilule, ce n’est kamim pas la première que vous…avalez.