Rassemblement de soutien à Slimane Bouhafs, samedi, à Tizi-Ouzou

Slimane Bouhafs a été condamné à 5 ans de prison.
Slimane Bouhafs a été condamné à 5 ans de prison.

Des organisations de défense des droits de l'homme se joignent à un appel citoyen pour un rassemblement samedi 29 octobre au centre-ville de Tizi-Ouzou afin de demander la grâce du condamné Slimane Bouhafs.

Slimane Bouhafs croupit dans la prison Bel Air de Sétif depuis fin juillet pour avoir publié des commentaires sur facebook portant "offense à l'Islam et au prophète de l'islam", selon les termes de l'accusation. Le 6 septembre, il a été condamné par le tribunal d'Ath Ouartilane à trois ans de prison ferme et à 100 000 dinars d'amende.

Militant des droits de l'homme, de confession chrétienne, Slimane Bouhafs est aussi un proche du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie. Au-delà de ses écrits, ses engagements, selon plusieurs observateurs, ont largement motivé la décision de son arrestation, son emprisonnement et sa condamnation.

Depuis, de nombreuses ONG internationales et organisations de défense des droits de l'homme algériennes demandent la remise en liberté de Slimane Bouhafs. Dans un communiqué,

Amnesty international souligne que "la Constitution algérienne, modifiée en février 2016, garantit la liberté de religion mais fait de l’islam la religion d’État. Des dispositions vagues figurant dans le Code pénal et l’ordonnance 06-03 fixant les conditions et règles d'exercice des cultes autres que musulmans, une loi adoptée en 2006, ont été utilisées pour persécuter des personnes pour l’exercice pacifique de leur droit à la liberté d'expression, de religion et de conviction."

L'ONG Human Right Watch a estimé que "l’Algérie doit revoir urgemment son Code pénal pour arrêter de pénaliser la liberté d’expression pacifique dont les opinions humiliant une religio". Dans un communiqué, elle a également appelé à la libération de Slimane Bouhafs.

L.M.A.

Samedi 29 octobre 10h30 : rassemblement devant l'ancienne mairie de Tizi Ouzou pour demander la grâce présidentielle au profit de Slimane Bouhafs.

Lire aussi : http://www.lematindz.net/news/21719-condamnation-de-slimane-bouhafs-le-religieux-prend-le-pas-sur-la-justice.html

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Commentaires (1) | Réagir ?

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paule cazals

Le berbère langue nationale mais pas officielle = pas langue de l'Etat. Islam religion d'Etat = religion de l'Etat mais pas des individus. Il serait temps que les algériens respectent un peu plus leur Constitution et sortent du Moyen-Age.