Créature

Créature

Nous vous livrons ce poème d'un écorché vif.

Grignote le pain perdu de ta vie

D'asservi aux maitres de la gloire
Fais le frire en amas de subsistance
Sans fruits que des larmes à boire.

Avale le silence d'existence à genoux
De ces hurleurs à te rabattre
Qu'en mélodie il ne sort que du vent
Pauvre créature brisée dans l'auvent.

Sens l'ordure ‘as a’ poubelle
Déraciné de ton corps déjà mort
Là sont les charognes à col blanc
Beaux visages politiques à la télé.

Écoute les préceptes du chamelier
En mouton fier à l'abattoir
À te rassurer qu'il est un ailleurs
Où ton unique vie peut recommencer.

JiJi

Paris, le 25/10/2016

Jiji fait partie de ces enfants d’Algérie qui ont fui le pays après avoir compris que le pouvoir forçait le peuple à tourner le dos à la mer pour le détourner des merveilles du ciel et des vagues bleues, tout en lui cachant l’éclat du soleil et le cantonnant dans l’obscurité des mosquées ! Il vit loin de la mer, au cœur d’un Paris bonheur qui le fait frémir au détour de chaque rue, de chaque quartier, depuis plus de 35 ans ! Sa dernière "chahadda", il l’envisage sous la forme d’un "Adieu Paris" prononcé à la Kabyle ! Pourtant, ses premiers pas vers la poésie, il les a faits le long des ruelles d’Alger, les yeux rivés, à ivresse, sur sa majesté "la Grande bleue" ! Un "harraga" de la première heure, en somme !

Kacem Madani

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Commentaires (2) | Réagir ?

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moh arwal

Tu n'es pas le seul dans cet exil. Moi aussi je suis dans ta même situation, comme toi, un haraga de la première heure, bientôt 50 ans loin des oliviers et figuiers qui m 'ont nourr iet poussé vers alger encore adolescent pou travailler et continuer mes ö

études, mais un jour de l 'an 1963 Ben Bella de retour d'une de ses visites à son maitre gamal Abdel Nasser allait provoquer en moi un "declic" quand je ressens encore ä ce jour, quand il déclara toutde go depuis Tunis :"Nous sommes arabes (répété 3 fois). j'etais a el Mouradia en train de manger avnt de retourner au boulot.

J'ai posé la cuillére et je me suis dirigé au balcon ou j'ai scruté la mer bleue en pensant que peut etre il vallait mieux que je chamge de pays .. ce fut chose faite.... et sans regrets.

Oui je dis bien, sans regrets, car même si j 'ai perdu beaucoup de batailles en exil, j ai fini par ggané la guerre,. J ai la paix je suis moi même.... dhakvaili ou nafs et cela n 'est pas rien!!! kabyle et fier de l'être. Ma chahada . " my country is my heartland"

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Hend Uqaci Ivarwaqène

Blowing in the wind !