Le cours du pétrole en recule, plombé par l'Opep et les stocks américains

Le cours du pétrole en recule, plombé par l'Opep et les stocks américains

Les prix du pétrole reculaient pour la troisième séance consécutive mercredi en cours d'échanges européens, alors que les incertitudes entourant l'accord sur la production de l'Opep et la hausse des réserves américaines décourageaient les investisseurs.

Vers 10H05 GMT (12H05 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 50,27 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 51 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance cédait 55 cents à 49,41 dollars. Les cours de l'or noir, soutenus depuis fin septembre par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui a annoncé plancher sur un accord pour réduire sa production, reculaient depuis le début de la semaine, le Brent ayant atteint en début d'échanges européens son plus bas depuis trois semaines à 50,02 dollars. Il devient évident que l'Opep n'a plus de munitions pour faire grimper les cours, commentaient les analystes de PVM.

Le week-end dernier, l'Irak, un des principaux producteurs du cartel, a demandé à être exempté d'un gel de sa production pour conserver les revenus du pétrole et lui permettre de lutter contre l'organisation Etat Islamique. Le secrétaire général de l'Opep (Mohammed Barkindo) s'est précipité à Bagdad pour régler la situation, mais ses efforts n'ont pour l'instant visiblement pas aboutis, rapportait PVM.

Par ailleurs, l'American Petroleum Institute, organisation professionnelle qui publie chaque semaine ses estimations des réserves américaines de pétrole, a fait état d'une augmentation des stocks de brut de 4,75 millions de barils lors de la semaine close le 21 octobre.

Les analystes prévoyaient une hausse de seulement 2 millions de barils, selon un consensus compilé par l'agence Bloomberg. Les observateurs attendaient dans la journée désormais la publication de l'EIA (Energy Information Administration, antenne du département américain de l'Énergie ou DoE), dont les données sur les stocks sont jugées plus fiables par les marchés.

Si la hausse des stocks était confirmée par l'EIA, elle annulerait à peu près la baisse surprise de la semaine dernière (de 5,2 millions de barils), et les cours pourraient accentuer leur baisse, prévenait Craig Erlam, de Oanda.

AFP

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