L'Opep toujours aussi divisée avant sa réunion informelle à Alger

Il est peu probable que la réunion d'Alger débouche sur un gel des cours du pétrole, selon plusieurs experts.
Il est peu probable que la réunion d'Alger débouche sur un gel des cours du pétrole, selon plusieurs experts.

Sauf surprise, les principaux pays producteurs de pétrole réunis mercredi à Alger ne devraient pas trouver d'accord pour geler la production et faire remonter les prix, mais, au mieux, convenir de la nécessité d'une stabilisation du marché, selon des experts.

Le ministre de l'Energie, Noureddine Boutarfa, semble sûr de ses propos. Il a avancé dimanche à Alger qu'‘‘il n'y aura pas d'échec’‘ de la réunion informelle de l'Opep à Alger. Ajoutant : "On ne se réunit pas pour discuter d'un point pré-établi mais d'une problématique", avant d'ajouter qu'"il n'y aura pas d'échec de la réunion d'Alger". Comment ? "Si on arrive à un accord c'est bien, si on sort avec des éléments d'un accord c'est aussi bien", a-t-il tempéré. Il a pronostiqué que l'Opep pourrait convoquer une réunion extraordinaire sur le champ à Alger pour permettre une prise de décision assez rapide. Un avis que peu d'experts partagent car une réunion informelle n'a pas pour vocation de déboucher sur de grandes décisions. Encore plus quand on connaît les divisions qui traversent le cartel du pétrole.

"Un accord sur un gel de la production accepté par tout le monde, ce serait une surprise, estime Didier Houssin, président de l'organisme de recherche IFPEN. "Les analystes s'attendent plus à un propos un peu lénifiant sur la nécessité de continuer à suivre le marché (...) et de stabiliser la production. Sans mesures contraignantes, sans quotas spécifiques".

Les cours ne feraient alors que sursauter, comme lors de l'annonce, début septembre, d'une coopération entre l'Arabie saoudite et la Russie (non Opep) pour stabiliser le marché. Les deux principaux producteurs mondiaux de brut n'ont pris aucune mesure pour enrayer l'offre excédentaire qui plombe les prix depuis mi-2014, fruit du boom des hydrocarbures de schiste américains et de la stratégie de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole d'ouvrir à fond les robinets pour maintenir ses parts de marché.

Le secrétaire général du cartel, le Nigérian Mohammed Barkindo, a lui-même refroidi les attentes: la réunion prévue le 28 septembre en marge du Forum international de l'énergie (IEF) sera une simple rencontre de concertation.

Rivalités

La Russie et l'Opep, dont les économies ont payé un lourd tribut à l'effondrement des cours, avaient échoué en avril, à Doha, à convenir d'un gel concerté de leur production faute d'accord entre Ryad et Téhéran. Certes, le contexte semble aujourd'hui plus favorable à un consensus. L'Arabie saoudite et la Russie - également présente à Alger - pompent à des niveaux inédits ou quasi-record, ce qui faciliterait l'acceptation d'un plafonnement.

L'Iran a quelque peu assoupli sa position: sa production, évaluée à 3,6 mbj en août par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), approche du niveau d'avant les sanctions internationales (4 mbj) que la République islamique ambitionne de retrouver, et l'augmenter encore rapidement s'avère plus compliqué faute d'investissements. En tout, d'après l'AIE, l'Opep a produit 33,47 mbj le mois dernier - un bond de 930.000 bj en un an et environ un tiers de la production mondiale.

Selon Bloomberg, Ryad s'est dit prêt à réduire sa production à condition que Téhéran gèle sa production à son niveau actuel, mais cette concession qui alimente les spéculations sur le marché pourrait se heurter aux rivalités qui demeurent vives au sein du cartel. L'Opep, dans le contexte actuel, n'existe plus parce que les divergences politiques sont telles que le secrétaire général a bien du mal à contrôler quoi que ce soit, constate Olivier Appert, président du Conseil français de l'énergie.

La Libye et le Nigeria sont réticents à une limitation de la production: fragilisés par des conflits internes, ces deux pays pompent très en deçà de leurs capacités. Tripoli vient d'ailleurs de reprendre ses exportations d'or noir. Moscou juge réaliste une éventuelle réduction de 5% de sa production. "Mais, tempère Pierre Terzian, directeur de la revue Pétrostratégies, on n'a jamais vu les Russes, jusqu'à présent, réduire ou geler leur production. Ils le déclarent, mais est-ce qu'ils le feront".

Une balle dans le pied

Pour Ryad, une remontée trop prononcée des cours reviendrait pourtant à se tirer une balle dans le pied: cela stimulerait la production des Etats-Unis qui, après un coup de frein dû à la faiblesse des cours, s'adapte au nouvel environnement de prix grâce à des innovations technologiques. "Si vous coupez, les prix remontent, vous en profiterez un peu mais d'autres en profiteront plus que vous", résume l'analyste pétrolier Thierry Bros.

La tentation est donc grande d'attendre un rééquilibrage du marché, estime M. Appert, même si celui-ci interviendra plus tardivement que prévu, en 2017 selon l'AIE. Les cours se sont déjà redressés depuis le plancher de janvier et tournent actuellement autour de 45 dollars le baril, un niveau proche de la fourchette de 50 à 60 dollars souhaitée par certains membres de l'Opep.

L.M.A./AFP

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ryan gormaz

BOUTERFA Ministre de la fin des temps historiques pervertis de l'Algérie du clan d'Oujda, mais c'est quoi ce bouffon qui a déjà détruit la sonelgaz.

il sera avec Bouchouareb et Hddad du FCE, le Mozabite ministre des finances, le Loukal qui ne "look" rien dans la banque d'algérie, Belaib (wallah aib un tel ministre revenant) ses annonces désastreuses d'un commerce national confié aux pirates et flibustiers du clan, une dame qui n'éduquera ni les élèves ni les enseignants et encore moins ces islamistes trabendistes au sein de l'appareil éducatif, Sellal sur la Lune et aid salah sur Jupitaire dieu de la guerre, avec cet hétéroclite gouvernail, la suite est toute simple: Tous sont des mèches rapides des détonateurs de l'explosion prochaine.

Opep c'est quoi ce machin finalement avec ses 33% de part dans la production mondiale des hydrocarbures ?