Un conseil des ministres, une réunion restreinte et beaucoup de mystère !

La présidence.
La présidence.

On ne peut pas avancer que le régime est transparent. Loin s'en faut. A preuve cette information rapportée par le Soir d'algérie sur ce fameux Conseil des ministres plusieurs fois annoncé par la presse mais pas encore tenu.

Ainsi donc, il est question prochainement d'un conseil de ministres qui se tiendra dans le secret des murs d'une des résidences cossues d'Alger. L'agenda sera fait rarissime très chargé pour Abdelaziz Bouteflika. Il présidera, mardi prochain, une réunion du Conseil des ministres qui sera précédée par une réunion restreinte, qu’il présidera également en ce début de semaine, nous apprend Le Soir d'Algérie.

Au coeur des débats de ces importants rendez-vous ? La très problématique loi de finances 2017. Il sera question de trancher et d'arbitrer toutes les questions liées à la loi de finances 2017, révèle le même journal.

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, le régime ne comptait pas communiquer sur la réunion du Conseil restreint. Ce comité restreint qui serait composé du premier ministre, des présidents des deux chambres, du chef d'Etat-major, voire des conseillers du président devait tracer les grandes lignes de cette loi de finances.

Le régime comptait la garder confidentielle, ajoutent nos confrères. Peine perdue, le lièvre est levé.

Faut-il rappeler que le dernier conseil des ministres remonte à juillet dernier. Leur rareté depuis quelques années en ont fait un vrai sujet d'informations.

Yacine K.

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Commentaires (1) | Réagir ?

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ryan gormaz

Sur quelle base constutionnelle Bouteflika crée un "club restreint" au sein du conseil des ministres,

un peu Boumediene avec son conseil de la révolution, mais pas dans le fond politique actuel, car seule une politique ruineuse semble empêcher ces rapprochés du président à particulariser leur réunion dont la nature secrète et les urgentes décisions à initier à l'autre conseil des ministres "élargie" pour application.

Des ministres super et des ministres infra, bizarre gouvernance des "caprices" d'un faux Roi.

Cependant que font dans ce conseil restreint les présidents des deux chambres législatives, et pourquoi pas d'autres amis comme chakib Khelil (au fait n'assiste il pas clandestinement par hasard aux restreintes réunions Bouteflikienne?

certains vont réagir en axant sur les prérogatives du président de la république, pourtant rien dans la constitution en vigueur n'a trait à des mini sérails au sein du pouvoir exécutif

Franchement Bouteflika sera il devenu la source émanante de tout pouvoir exécutif et législatif, autrement c'est soit un Roi ou un Dictateur, là se situera les prochains conflits de ceux qui l'entourent de leurs allégeances et prêts à le vendre à plus offrant, tel que l'ex Président Bourguiba ou chez nous Ben Bella et sa rapide disgrace de ceux qui l'avait ramené président (dont d'ailleurs l'actuel Bouteflika).

A quoi sert une constitution ou des élections au sein de cet appareillage du régime en vitesse de croisière réduite depuis quelques temps.

Difficile pour la communauté nationale et internationale de décoder dans quel type d'état vivent ces 40 millions d'algériens, plus grave quel type de citoyen est l'Algérien d'aujourd'hui, et pire, son avenir en dehors des normes du monde nous entourant.