Le pétrole en nette baisse, après la publication des chiffres sur les réserves américaines

Le pétrole en nette baisse, après la publication des chiffres sur les réserves américaines

Les cours du pétrole ont fini en nette baisse mercredi à New York, pénalisés par une hausse des réserves américaines totales, malgré un recul des stocks de brut, selon les chiffres hebdomadaires du Département de l'Energie (DoE).

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a perdu 1,32 dollar à 43,58 dollars sur le contrat pour livraison en octobre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, a lui aussi reculé, de 1,25 dollar à 45,85 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE). "Il faut regarder un peu plus bas dans le rapport et noter qu'ensemble les stocks de brut et de produits raffinés sont en fait en progression de 6 millions de baril", a expliqué James Williams de WTRG Economics.

Dans le détail, lors de la semaine achevée le 9 septembre, les réserves commerciales de brut ont reculé de quelque 600.000 barils mais les stocks d'essence et de produits distillés (gazole, fioul de chauffage, kérosène, etc.) ont respectivement progressé de 600.000 barils et de 4,6 millions de barils, selon les chiffres du DoE publiés mercredi.

"Ce qui s'est passé, c'est que les importations sont presque revenues à la normale, après leur forte baisse de la semaine précédente, que les raffineurs ont continué à utiliser du brut pour faire des produits raffinés et que tous produits confondus on a une hausse significative", a ajouté James Williams.

La hausse est particulièrement marquée pour les produits distillés qui "ont pâti d'une plus faible demande et d'une récente baisse des exportations depuis le Golfe du Mexique" (sud-est des Etats-Unis), a précisé Matt Smith de ClipperData dans une note.

Excès d'offres

Autre indication pesant sur les prix, la production américaine de brut est repartie à la hausse et a progressé de quelque 35.000 barils par jour, à 8,493 millions de barils par jour.

Sur le plan international, "nous remarquons aussi que les nouvelles fleurissent en provenance de Libye où des efforts renouvelés pour rouvrir les terminaux d'exportation du pétrole et pour le rétablissement des capacités de production endommagées sont en cours", ce qui pourrait encore renforcer l'excès d'offre, a noté Tim Evans de Citi dans une note.

La Compagnie nationale du pétrole (NOC) a en effet annoncé mardi soir à Tripoli qu'elle commençait à préparer la reprise des exportations depuis les principaux terminaux libyens, les autorités non reconnues de l'est du pays lui en ayant remis la gestion tout en continuant à assurer leur surveillance.

A long terme, les investisseurs s'inquiètent en effet toujours d'un excès de l'offre, un sentiment renforcé par la publication successive des estimations de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) lundi et de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) mercredi.

"Il y a toujours une faiblesse structurelle du marché du pétrole (et) l'offre va être supérieure en 2017", a expliqué Bob Yawger de Mizuho Securities.

AFP

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