Le pétrole en baisse, le doute s'installe sur un gel de la production après la réunion d'Alger

Le marché du pétrole reste très fluctuant.
Le marché du pétrole reste très fluctuant.

Les cours du pétrole ont baissé lundi à New York, avec le retour des doutes sur un possible gel de la production par les pays producteurs, et le dollar se stabilisant à un niveau élevé.

Le cours du baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, a baissé de 66 cents à 46,98 dollars sur le contrat pour livraison en octobre au New York Mercantile Exchange (Nymex). "Nous sommes allés trop vite, trop haut", a résumé Kyle Cooper de IAF Advisors, estimant que le marché avait surestimé les chances d'un accord de gel de la production.

Depuis le 8 août, les cours du brut sont orientés à la hausse dans la perspective de discussions informelles en ce sens entre membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), auxquelles la Russie pourrait se joindre ultérieurement, en marge du sommet de l'Energie à Alger fin septembre.

L'Arabie Saoudite, l'Irak et l'Iran, trois producteurs majeurs de brut, sont aux antipodes de leur rhétorique de gel de la production puisqu'ils agissent pour augmenter leur production a noté Matt Smith de Clipperdata dans une note.

"L'humeur du marché a changé", a estimé Timothy Evans de Citi dans une note citant comme raisons l'objectif iranien de production et l'Irak qui a demandé aux compagnies pétrolières d'augmenter leurs pompages.

Surtout, des déclarations de l'Arabie saoudite laissent entendre que le marché se rééquilibrera de lui-même sans qu'aucune +intervention significative+ ne soit nécessaire, a ajouté Timothy Evans. Des discussions visant à obtenir un accord de ce type s'étaient déjà tenues au printemps dernier et s'étaient soldées par un échec.

Autre facteur de la baisse, le billet vert, dont la force nuit aux échanges pétroliers car ils sont libellés en dollar, s'est stabilisé lundi après sa forte hausse de vendredi dans la foulée des déclarations de plusieurs responsables de la Fed, qui ont relancé les spéculations sur une hausse des taux d'intérêts.

Enfin, les inquiétudes concernant la consommation d'essence, au moment où la saison de forte demande américaine touche à sa fin, renforcent la baisse des cours, selon Phil Flynn de Price Futures.

AFP

Plus d'articles de : Economie-Finance

Commentaires (1) | Réagir ?

avatar
ryan gormaz

Il n'y aura rien ou zéro résultats à la réunion informelle d'Alger, à moins de vivre virtuellement le cauchemar national qui s'installe durablement pour une longue nuit agitée.

Quelle sénile débilité et grossière en plus du pouvoir d'Alger, il en aura trés peu pour son agitation saccadée, franchement hystérique ce pouvoir sans biberon de pétrodollars, qu'il crève et nous avec sans problèmes, n'ayant rien et aucun avenir des enfants, vivement la fin.