Accusés de corruption, des responsables irakiens visés par la justice

Il y a un an des milliers d'Irakiens étaient sortis dans la rue pour dénoncer la corruption du pouvoir.
Il y a un an des milliers d'Irakiens étaient sortis dans la rue pour dénoncer la corruption du pouvoir.

Le procureur général irakien a déposé plainte contre des députés et le président du Parlement accusés de corruption par un ministre, a indiqué mercredi un porte-parole de la justice.

Lundi, le ministre de la Défense Khaled al-Obeidi, qui était interrogé au Parlement pour des accusations de pots-de-vin, a accusé en retour le président de l'Assemblée Salim al-Joubouri et des députés d'être impliqués dans des affaires de corruption.

Le chef du parquet a déposé une plainte contre tous ceux dont les noms ont été mentionnés par M. Obeidi, a fait savoir le porte-parole de la justice Abdelsattar Bayraqdar dans un communiqué.

M. Joubouri a réagi en portant à son tour plainte contre M. Obeidi pour fausses accusations, induction en erreur de l'opinion publique, diffamation, calomnie et insulte aux institutions de l'Etat, a indiqué son bureau dans un communiqué, précisant qu'une équipe d'avocats se chargeait de l'affaire. En plus du chef du Parlement, M. Obeidi avait cité trois députés: Mohamed al-Karbouli, Alia Nsayef et Hanane al-Fatlawi.

Le ministre de la Défense avait déclaré lundi subir un interrogatoire en représailles à son rejet de la corruption, et accusé plus tard M. Joubouri et les trois députés d'avoir cherché à le faire chanter pour pouvoir passer des contrats entachés de fraude.

Le Premier ministre Haider al-Abadi a demandé à l'organe anticorruption d'ouvrir une enquête sur les allégations portées par M. Obeidi et imposé une interdiction de voyage aux personnes accusées de corruption lors de la séance de lundi. L'interdiction de voyage a été critiquée par M. Joubouri qui a soutenu qu'une telle décision ne pouvait être prise que par la justice.

La lutte contre la corruption est au coeur de manifestations organisées chaque semaine par les partisans de l'influent chef chiite Moqtada Sadr qui exigent la mise en place de réformes, visant à mettre fin au népotisme et au clientélisme.

AFP

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