Al Magharibia traite Nouria Benghebrit et les francophones d’enfants de la France ! (Vidéo)

Al Magharibia traite Nouria Benghebrit et les francophones d’enfants de la France ! (Vidéo)

Une série d’attaques haineuses sont dirigées contre la ministre de l’Education nationale, Mme Nouria Benghebrit.

Nouria Benghebrit est donc "une obligée de la France", si l'on en croit l'animateur d'El Hadeth, de cette télévision qui se revendique de l'opposition algérienne. Le propos est sans pitié. Ni aménité. Il dégouline une arrière-pensée à peine cachée : la francophobie et le zèle islamo-conservateur. La première cible de ces attaques est son projet de réforme structurelle de l’école algérienne. La nouvelle méthode utilisé par la chaine de l’ex-Fis consiste à jouer sur la fibre de la division, en déclenchant une nouvelle campagne malintentionnée contre la personne d’une ministre de la République, en s’ingéniant de lui faire coller l’étiquette de francophiles. L’animateur Djamel Taleb de cette cabale n’est pas allé de main mort. Ne répugnant pas à pratiquer le ridicule, il ira jusqu’à l’associer à la France, accusant la ministre de vouloir “franciser l’école algérienne”.

Cette chaîne de télévision,, affiliée a une mouvance qui ne recule devant rien pour détruire tout ce qui représente modernité, épanouissement et progrès en Algérie, tente sans barguigner d’exploiter une autre carte pour pouvoir mener à terme son projet fataliste en Algérie. Il s’agit de la carte de l’unité nationale, en choisissant de cibler une frange de la société, en l’occurrence les Algériens qui s’expriment ou qui maîtrisent la langue de Molière. Ceux-là sont tout bonnement traités d’enfants de la France.

Cet animateur télé, tout aussi brillant qu’il est, oublie que la spécificité de l’Algérie c’est sa diversité, son héritage berbéro-arabe et islamique. Et l’apport considérable de la langue française constituent une richesse précieuse. Un butin de guerre, pour reprendre Kateb Yacine. Consciemment ou pas, notre pourfendeur patenté oublie surtout que l’Algérie a enfanté de grands écrivains, qui avaient réussi a produire de grandes œuvres dans la langue de Molière, autour de thématique purement Algérienne, à l’image de Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Assia Djebar, Tahar Djaout, Rachid Mimouni, etc pour ne citer que ceux-là, des Algériens authentiques qui n’ont à aucun moment versé dans le jeu de la stigmatisation des leurs. Mieux encore, faut-il rappeler aussi que les dirigeants de la révolution étaient francophones et les archives de l’ALN sont rédigées pour l’essentiel en français.

Mais l’intérêt de ce pourfendeur n’est sans doute pas de se rappeler de tout ça. Son objectif est essentiellement de défendre une idéologie sclérosante, celle de l’arabo-islamisme, qui a produit des générations d’analphabètes bilingues.

Ce manipulateur aux idées bien arrêtées qui se permet de stigmatiser et proférer des insultes à l’égard d’Algériens est un pion aux mains d’un groupe de stratèges qui travaille dans le sens de faire passer un projet, calqué sur les préceptes d’une mouvance connue pour son approche obscurantiste, dont la finalité est de porter un coup à l’unité des Algériens. Un acquis obtenu grâce aux sacrifices de nos valeureux martyrs, qui avaient choisi de mourir pour l’indépendance et l’unité nationale.

Cela étant dit cette énième dérapage de la chaîne de l’ex-FIS devrait indéniablement marquer le point d’arrêt d’un glissement continu, qui pourrait éventuellement banaliser un discours de haine et d’aversion, colporté de surcroît par le biais d’un média, qui ne sert ni l’esprit d’ouverture sur l’autre et encore moins le pluralisme des idées et l’esprit du dialogue.

De Londres, B. S.

Plus d'articles de : Opinion

Commentaires (0) | Réagir ?