Drame humanitaire à Alep : Amnesty International tire la sonnette d’alarme

Drame humanitaire à Alep : Amnesty International tire la sonnette d’alarme

Amnesty International vient de lancer un appel aux membres de la communauté Internationale, pour agir et très vite en vue de faire face au désastre Humanitaire dans la ville d’Alep en Syrie. Une aide humanitaire urgente est nécessaire pour soulager les souffrances de milliers de civils dans cette ville assiégée, sur le point de manquer de nourriture et toutes les denrées de base, insiste l’organisation de défense des droits Humains dans un communiqué rendu publique ce matin à Londres.

Le peuple d'Alep se meurt sous les bombes du régime et ses soutiens. Ce qui reste de la ville croule par pans entiers sous les intenses bombardements des forces du régime soutenues par les unités du Hezbollah et des Russes. Pendant que la communauté internationale regarde ailleurs, des combats d'une violences inimaginables y ont lieu actuellement. Les informations qui arrivent de cette ville encerclée évoquent une catastrophe humanitaire d'un gravité sans précédent. d'où la réaction d'Amnesty international

En effet, la réaction de cette ONG intervient suite à la déclaration ce matin du ministre russe de la Défense, qui a laissé entendre que son pays coordonne une "opération humanitaire" à travers l’ouverture de corridors humanitaires sécurisés pour permettre aux civils et aux combattants qui décident de déposer leurs armes de quitter la ville d'Alep, précisant que des points de passages en dehors de la ville, fourniraient de la nourriture, et les premiers soins médicaux. Cependant de nombreux civils qui n’accordent plus aucune crédibilité aux promesses du gouvernement sSyrien, d’assurer leur sécurité. Comment le peuvent-ils d'ailleurs quand on sait que l'aviation de Damas larguent des barils d'explosifs sur la ville ? Aussi, les habitants d'Alep pourraient fatalement préférer de ne pas quitter la ville assiégée par crainte de représailles. Il faut rappeler que toutes les voies d'accès à cette ville sont bouclées. Castello Road la seule voie d'approvisionnement de l'aide dans toute la ville a été coupée par les forces gouvernementales, quadrillé par les snipers, qui mènent depuis le 7 juillet dernier d'intenses bombardements aléatoires.

"La famine comme arme de guerre"

Le régime syrien, note Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient à Amnesty International, bloque depuis plus de quatre ans l'aide essentielle destinée aux civils assiégés, les soumettant aux horreurs d’un déluge de feu quotidien, soutenu par les bombardements de l’aviation du régime. Les atrocités du régime ne s’arrêtent malheureusement pas là, Damas utilise même la famine comme arme de guerre, une manière d’infliger délibérément des souffrances insoutenables à ceux qui vivent dans les zones sous control de l'opposition.

La législation internationale concernant le volet humanitaire interdit formellement les attaques contre les civils et les infrastructures civiles, y compris les hôpitaux et d’autres établissements médicaux, cette même juridiction rejette totalement l’usage de la famine contre les populations civile dans les conflits Militaires.

Cela dit le gouvernement syrien et ses alliés ont a fortiori montré un mépris flagrant au droit international humanitaire, et ont d’une manière éhontée choisi de bafouer toutes les dispositions des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptées notamment dans les clauses liées au respect des droits de l’homme en Syrie, souligne en substance Amnesty International. L’organisation de défense des droits Humains dont le siège central est à Londres, relève par ailleurs que le Conseil de sécurité de l’ONU a failli en ne réussissant pas à accorder la priorité à la protection des populations civiles, malgré les violations répétées de la législation internationale par Damas.

Ceci pousse à conclure que le monde est en train d’agir d’une manière déconcertante face à un drame humain, perpétré contre tout un peuple par le dictateur de Damas avec la complicité de Moscou. Ce sont là des signes de tous les renoncements du monde face à un conflit qui déborde des frontières de la Syrie. On observe comment la guerre en Syrie menace la sécurité du monde entier, à l’image de la déferlante des attaques terroristes, ayant ciblée plusieurs villes européennes cet été, provoquant la mort de dizaines de personnes, une situation qui fera date dans notre histoire contemporaine.

De Londres, Boudjemaa Selimia

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