Le président Erdogan fait arrêter 35 généraux et son principal conseiller militaire

Erdogan veut le rétablissement de la peine de mort.
Erdogan veut le rétablissement de la peine de mort.

Le principal conseiller militaire du président Recep Tayyip Erdogan Ali Yazici a été arrêté dimanche en lien avec la tentative de putsch, a rapporté la chaîne de télévision CNN-Türk. Au total, environ 6000 personnes sont en garde à vue.

Peu avant, le général Bekir Ercan Van, commandant de la base aérienne d'Incirlik utilisée par des avions des Etats-Unis et d'autres pays de la coalition internationale pour mener des frappes contre l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie, avait aussi été interpellé.

D'après la télévision NTV, 34 généraux de différents grades ont été appréhendés jusqu'à présent. Il s'agit notamment de figures emblématiques de l'armée comme Erdal Ozturk, commandant de la troisième armée et Adem Huduti, commandant de la deuxième armée.

Tôt dimanche, dans la ville de Denizli (ouest), le commandant de la garnison Ozhan Ozbakir été arrêté avec 51 soldats, a annoncé l'agence Anadolu. Le bilan provisoire est de 290 tués à l'issue de ce putsch avorté.

"Le grand ménage continue"

Sur le plan intérieur, des mandats d'arrêt ont été délivrés à l'encontre de 2745 juges et procureurs dans toute la Turquie et 44 juges et procureurs ont été appréhendés dans la nuit dans la ville de Konya (centre) et 92 dans celle de Gaziantep (sud-est). Près de 3000 soldats ont aussi été arrêtés.

"Le grand ménage continue", a affirmé dimanche le ministre de la Justice Bekir Bozdag cité par l'agence de presse progouvernementale Anadolu. Il a précisé que le nombre d'arrestations allait encore augmenter alors que les violences lors du putsch ont fait au moins 265 morts à Ankara et Istanbul.

Fethullah Gülen en ligne de mire

L'enquête a été confiée à des procureurs d'Ankara et les personnes arrêtées sont soupçonnées de liens avec le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen. Accusé par le président Erdogan d'avoir fomenté cette tentative de putsch, l'imam, opposant de longue date à Erdogan, a fermement démenti la moindre responsabilité. La Turquie a annoncé qu'elle considérerait être en guerre avec tous les Etats le soutenant, a averti le Premier ministre Binali Yildirim.

Des affrontements ont eu lieu dimanche soir entre les forces de sécurité turques et des soldats putschistes sur une base aérienne du centre de la Turquie lors d'une opération de police, a annoncé un responsable.

L'agence de presse progouvernementale Anadolu a rapporté pour sa part que l'opération était terminée, ajoutant que sept militaires avaient été placés en garde à vue. Des affrontements sont en cours sur la base aérienne de Konya entre les forces de sécurité et des putschistes résistant à leur arrestation, avait indiqué auparavant le responsable sous couvert de l'anonymat.

Selon le responsable anonyme, des policiers ont par ailleurs effectué des tirs de sommation à l'aéroport Sabiha Gökçen, le deuxième d'Istanbul, au cours d'une opération visant à interpeller d'autres putschistes, qui se sont finalement rendus.

Avec AFP

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allilou aghroum

Toutes les armées des pays musulmanes excepté l'Iran sont des minables dictateurs qui se dressent contre leur peuples