Le pétrole finit en baisse, victime de prises de bénéfices

Le pétrole finit en baisse, victime de prises de bénéfices

Les cours pétroliers se sont relâchés jeudi, victimes de prises de bénéfices et de la réticence des investisseurs à les installer au-delà de 50 dollars le baril dans un contexte d'incertitude après le Brexit.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en août a perdu 1,55 dollar à 48,33 dollars sur le New York Mercantile Exchange, après deux jours d'un spectaculaire rebond.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août, dont c'était le dernier jour de cotation, a perdu 93 cents à 49,68 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE)

On n'a pas pu casser la barre des 50 dollars, a déclaré Kyle Cooper, chez IAF Advisors, notant que cet effet de seuil avait conduit le marché du pétrole à se désolidariser des Bourses, qui, elles, ont engrangé une nouvelle séance de hausse jeudi.

Dans un volume d'échanges plutôt faible, le marché du pétrole a été dominé par des prises de bénéfices, les investisseurs devant clore leurs comptes à la fin du mois et avant le week-end prolongé du 4 Juillet, fête nationale américaine, a déclaré pour sa part Carl Larry, de Frost & Sullivan.

On a eu une énorme remontée sur deux jours, maintenant les gens ramassent leur argent, a-t-il précisé.

Les cours du pétrole, comme les Bourses mondiales, avaient piqué du nez après le choc provoqué il y a une semaine par le vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne, mais ils se sont repris jusqu'à toucher les 50 dollars le baril mercredi après des chiffres de bon augure sur le resserrement de l'offre aux Etats-Unis.

Du côté des données fondamentales propres au marché jeudi, M. Cooper a évoqué des informations selon lesquelles l'Arabie saoudite aurait décidé de réduire ses tarifs en août.

Il a également mentionné des rumeurs d'accord entre les autorités nigérianes et les rebelles du delta du Niger, qui entravent la production et les exportations.

De son côté, Hussein Sayed, analyste chez FXTM, évoquait l'éloignement d'une menace de grève en Norvège comme facteur de baisse des cours ce jeudi : les craintes d'une grève en Norvège, où un conflit salarial impliquant plus de 700 employés dans sept champs de production aurait pu toucher plus d'un cinquième de la production du pays, se sont apaisées, précisait-il.

De nombreuses interruptions de production non programmées, notamment au Canada, en Libye et au Nigeria, ont contribué à soutenir le marché pétrolier depuis le mois de mai.

AFP

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