Zouaoui Benhamadi : l'ARAV n'a "ni adversaires ni ennemis" dans l'audiovisuel

Zouaoui Benhamadi
Zouaoui Benhamadi

Dès son installation le président de l'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV), Zouaoui Benhamadi entend prendre ses distances et rassurer la profession.

L'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV) n'a "ni adversaires ni ennemis" dans le secteur de l'audiovisuel, a précisé, lundi à Alger le président de cette institution, Zouaoui Benhamadi, ajoutant que cet organe compte travailler avec ces médias comme des partenaires. "En tant qu'institution nouvelle, nous n'avons ni adversaires ni ennemis. Nous allons voir en chacun et chacune des institutions de l'information, plutôt un partenaire avec lequel nous allons travailler et avancer’‘, a ajouté à la presse M. Benhamadi.

Il a confié qu'il allait essayer de faire un état des lieux de la situation de l'audiovisuel, relevant qu'‘‘ensuite il y a tout simplement l'application de la loi’‘. "L'application de la loi peut être faite de manière mécanique. Mais elle peut se faire avec une certaine douceur et une certaine façon d'agir. Je pense (...) que tout le monde sera convaincu que c'est une institution utile et qu'elle est devant une mission extrêmement difficile et sensible mais pas impossible", a-t-il soutenu.

Interrogé sur les priorités de l'ARAV, M. Benhamadi a indiqué que "tout est prioritaire", relevant que ‘‘nous allons prendre le temps de mettre en place l'institution et de faire un constat le plus objectif possible de ce qui est devenu aujourd'hui le secteur de l'audiovisuel et de commencer petit à petit à avancer".

S'agissant de l'anarchie caractérisant le secteur de l'audiovisuel, le président de l'ARAV a indiqué que ‘‘l'anarchie était une forme de vie, car ce secteur est un segment nouveau dans la vie de la démocratie en Algérie’‘.

‘‘Le problème (de cette anarchie) c'est de laisser que ça perdure. Il ne faut jamais accepter qu'il y ait une situation de non-droit dans quelque domaine que se soit’‘, a-t-il dit.

M. Benhamadi a cependant indiqué que le secteur de l'audiovisuel (public et privé), comportait un grand nombre de gens de talent, de science et de connaissance, ajoutant que ‘‘nous finirons par trouver son équilibre et nous serons là pour l'accompagner’‘.

Pour sa part, Aïcha Kassoul, universitaire, diplomate et membre de l'ARAV a estimé qu'un travail ‘‘très difficile’‘ attendait l'ARAV, ajoutant que "nous avons l'esprit tranquille", pour accomplir cette tâche.

Ces déclarations apaisantes suffiront-elles à redonner quelque espoir à cette partie de la corporation cible des menées des appareils du pouvoir ? Par ailleurs, tout aussi nourris de bonnes intentions, les membres de l'ARAV auront-ils les coudées franches pour agir ?

Quand on sait qu'au moment même où l'ARAV était installée, une chaine de télévision était la cible d'une opération de gendarmerie, avec fermeture de studios, il y a quelques doutes à croire qu'elle puisse influer sur la volonté du régime à faire taire tous les médias qui ne s'inscrit pas dans sa feuille de route.

Yacine K. avec APS

Plus d'articles de : Algérie

Commentaires (1) | Réagir ?

avatar
Aksil ilunisen

REGULER quoi bon sang? Depuis quand ses instututions paralleles ont pointe du doigt les abus du pouvoir, l'inconstitutionalité de bcp de leurs actes, circulaires, decrets, et amandements?

Le people comprend tres bien pourquoi La cour des comptes est dissolute.

Alors je ene vois pas ce que vient nous declarer ce Benhemadi autre que:

Une institution du pouvoir qui aurait un seul ami (le pouvoir) et bcp d'ennemis, si j'ose dire!~