La gérontocratie, ou l’art de faire du neuf avec de l’ancien !

Le  pays est dirigé par des hommes totalement éloignés des réalités algériennes.
Le pays est dirigé par des hommes totalement éloignés des réalités algériennes.

Jusqu'à quand continuera-t-on à courber l’échine, à afficher des sourires obséquieux et avec des hochements de tête, à exhiber dans toute sa splendeur le silence des lâches ?

Le pays, n’est plus gouverné, comme on essaie de nous le faire croire par l’impotent président Abdelaziz Bouteflika, un septuagénaire sérieusement malade et amoindri, pris en otage par un clan d’aventuriers oligarques qui lui fait endosser bon nombre de décisions politiques sans consultation aucune du peuple.

A l’heure où notre pays traverse une zone de turbulences socio-économiques des plus sérieuses, ne voilà-t-il pas que le changement partiel du gouvernement suscite moult interrogations par le rappel de l’octogénaire Boualem Bessaieh, comme Ministre conseiller. Celui-là même qui a approuvé le viol de la constitution de 2008 en tant que président du Conseil de la nation est ainsi royalement gratifié par le clan. L'autre interragation est l’intrigant dégommage du TAJ, la couronne de Amar Ghoul, le ministre fourre-tout, un excellent bateleur de foire du clan Bouteflika, viré après 17 ans de carriérisme cahin-caha, de casseroles et de louanges aux puissants du moment.

La sortie de crise de notre pays n’est pas pour demain, elle se fait et se monnaye au clientélisme des uns et des autres. Un gouvernement de technocrates dites-vous ? Une chimère criarde tant que des oligarques aux richesses mal acquises, des analphabètes notoires et des opportunistes de tout acabit président aux destinées tous azimuts de notre nation : Sénat, APN, APW et APC avec la grande complicité de l’UGTA, qui cautionne, les yeux ouvert, le fait du prince.

De fil en aiguille, on voit que les tenants du sérail s’affairent à préparer l’après-Bouteflika, aux fins de préserver leurs acquis et privilèges, non sans placer leurs hommes de paille, et fortifier leurs tours d’ivoire, pour justement ne pas à subir, demain, la fronde populaire.

Et sans surprise, le "force reste à la loi", s’appliquera dans toute sa rigueur sans considération aucune aux statuts sociaux et à la paix sociale si longtemps achetée.

Quelle lecture, dès lors, pourrait-on faire de la militarisation de notre police et du recrutement à tour de bras par cette honorable institution forte de plus de 200 000 policiers ? Justifieront-ils leurs salaires en faisant le pied de grue pour un quelconque quidam, honni par le peuple ?

Et quelle autre lecture pourrait-on donner à la construction de plus de 80 pénitenciers à travers le pays, en lieu et place d’usines, de fabriques créatrices d’emplois et de richesses ?

A la lumière de tous ces éléments, il y a lieu de supputer qu'on s’achemine-t-on vers un Etat policier qui ne dit pas son nom. La moue dubitative du peuple inspire, désormais, bien d’inquiétudes.

Les propos lénifiants de Abdelmalek Sellal, le premier ministre ne font plus recettes, et traduisent, en définitive, le refrain "le château brûle, mais tout va bien, Mme la marquise"!

Que Dieu préserve notre pays et son peuple

Brahim Ferhat

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