FFS : "L’Etat de droit plutôt que la dictature"

Le conseil national
Le conseil national

Le Conseil national a rendue publique la résolution politique suivante.

La situation politique est caractérisée : d’un côté, par l’aggravation de la crise nationale, à la fois systémique, structurelle et multidimensionnelles ; de l’autre côté par des campagnes de diversion qui se succèdent à un rythme effréné pour nous empêcher de réfléchir, de comprendre, de nous organiser et donc d’agir. Ces campagnes détournent l’attention de l’opinion publique des défis et des enjeux qui engagent l’avenir de notre pays.

Incapable de trouver une cohérence et une cohésion interne autour d’un programme politique et économique consensuel, le pouvoir continue de gérer d’une façon autoritaire et unilatérale les affaires de l’Etat et tente de gagner du temps pour imposer ses choix et son agenda politique et économique.

Une telle attitude menace la stabilité nationale et la cohésion sociale tout en exposant notre pays aux menaces extérieures.

La fragilité institutionnelle incompatible avec la gravité des défis à relever, paralyse l’Etat et favorise les comportements délinquants au sein des institutions et de la société. Ce phénomène de déliquescence morale accélère la dépolitisation, fait reculer la conscience civique et encourage toutes les formes de violence.

Cette situation déjà alarmante s’est aggravée avec la chute des prix du pétrole. Le pouvoir croyait compenser sa faiblesse politique, démocratique et institutionnelle par la redistribution de la rente pétrolière. Rente qu’il répartit entre ses clans et clientèles. C’est une thérapeutique qui soulage mais qui ne guérit pas.

Au FFS, nous avons, depuis des années mis en garde contre ce type de situation. C’est pour cela que nous avons, sous la direction de feu notre président Hocine Aït Ahmed, lui-même fidèle à son combat anticolonialiste et contre la dictature, toujours favorisé le dialogue, les solutions politiques, la réconciliation entre Algériens plutôt que les clivages meurtriers, le contrat politique national plutôt que l’alternance clanique, le consensus national plutôt que les polarisations violentes ; l’Etat de droit plutôt que la dictature d’où qu’elle vienne et quels qu’en soient les alibis. L’Histoire nous a donné raison.

Les choix du FFS sont toujours dictés par des considérations politiques et non par un idéalisme abstrait, ou des tactiques sans lendemains.

Au FFS nous avons conscience de la nécessité de nous battre pour un service public de qualité. Le privé a le droit d’exister et d’apporter sa contribution mais il ne constitue pas une alternative à lui tout seul. Les réponses techniques sont nécessaires mais insuffisantes car seul le primat du citoyen sur le politique peut venir à bout de la crise. C’est pourquoi il faut aussi replacer le politique au cœur de l’équation pour une issue à la crise nationale.

Pour le FFS, il s’agit de bien agencer et de ne pas se tromper de priorités. L’urgence est là, l’action doit être cohérente dans tous les domaines et toutes les transformations qu’elles soient politiques, économiques ou sociales doivent être menées au même temps, elles doivent être le fruit d’un large consensus reflétant les espérances et les attentes de nos concitoyens

La participation de la population et la transparence dans toutes les questions qui engagent leur avenir et le devenir de la nation, doivent être au cœur des politiques de l’Etat.

Notre démarche, qui ne s’inscrit pas dans l’alternance clanique, est plus que jamais, orientée vers la réalisation du consensus national le plus large possible pour la concrétisation d’une deuxième république fondée sur l’Etat de droit, la souveraineté nationale et populaire, la démocratie et la justice sociale.

Pour nous la reconstruction du consensus national est un combat national, que nous menons avec tous les Algériens.

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Commentaires (2) | Réagir ?

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klouzazna klouzazna

la démocratie, la liberté et l'alternance... on commence par se l'appliquer chez soi avant de la recommander aux autres...

El moumen yab"da B'rouhou.

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Bachir Ariouat

Mais, la question qui est posée, que faisons-nous contre cette situation, nous pleurons dans nous chaumières, c'est la seule et conseil que vous donner, c'est pas avec ces genres de paroles que le pays sortira de la cata dans laquelle où il se trouve.