Révolution algérienne : les perdants de la réconciliation et du gagnant-gagnant

En 1954, Messali n'a pas saisi la profondeur du mouvement révolutionnaire
En 1954, Messali n'a pas saisi la profondeur du mouvement révolutionnaire

Le gagnant-gagnant en économie s’appuie sur la réconciliation, pour mieux masquer ses victimes pour les nier, les annihiler, les envoyer prier, et au final les mettre hors du champ politique. Ces perdants-perdants sont à la fois les citoyens, le champ politique, les usines, les services…

Du parti unique on est passé au multipartisme de l’homme unique, et la marche de la démocratie fit un bond en arrière. Si les premiers gagnants sont les importateurs nationaux, les autres gagnants sont les exportateurs étrangers. Les perdants sont les producteurs nationaux et la production nationale. La réconciliation n’est en fait qu’une autre ruse à l’islamisation de la société et a comme perdants les victimes du terrorisme-islamiste, leurs parents, leurs amis, leur pays, les handicapés, les déracinés… des pertes pour un énième recul dans le passé. Ce passé que les historiens eux-mêmes triturent pour l’actualiser, dans le but de le mettre au service du politique. Quelle politique sinon celle de la réconciliation et du gagnant-gagnant mais cette fois ce n’est ni en politique ni en économie mais tenez-vous bien, en histoire. Qui l’aurait cru ? C’est dans la presse, lors de la commémoration de la déportation de Messali

Si l’histoire relève de la vérité des faits, c’est l’inverse pour la politique bourgeoise qui est faite forcément de diverses opinions pour alimenter la discussion et nous éloigner des faits. Un citoyen qui veut militer en s’appropriant un pan, une personnalité de l’histoire nationale reste dans son droit, par contre les historiens qui tentent de lui baliser le chemin dévient de leur cadre professionnel pour tomber dans la politique ou dans le meilleur des cas dans la fiction.

Faut-il rappeler que Messali El Hadj, ce père du nationalisme algérien était absent au 1er Novembriste1954, à l’instar de Abane. Messali comme Abane sont des personnalités historique sauf que si le premier était un élément d’échec, d’embrouille à la guerre de libération, le second quant à lui, c’est tout le contraire. Abane a donné un souffle sans lequel nous aurions souffert plus de martyrs. Pourquoi doit-on réconcilier ces deux personnalités nationales à titre posthume? Si des militants vivants veulent se réconcilier, qui les en empêchent ? Le travail des historiens n’est-il pas d’écrire ce qui s’est passé réellement et dans le détail.

A quoi répondent ces tentatives d’ignorer, ou de tenter de diminuer de la valeur des véritables dirigeants de la guerre de libération. A croire certains historiens nationaux et étrangers nous n’avons que Messali qui dans les faits est à la fois un traître et un héros et Ferhat Abbas, le prestigieux président de l’UDMA, mais qui reste néanmoins un tard-venu à la révolution qui le place quelques années après à la tête du gouvernement provisoire, pour illustrer cette lutte de libération qui a terrassé la colonisation et a mis le pays sur les rails de l’histoire. Dire aujourd’hui que durant la première semaine de la guerre de libération Messali a remis un don de 3 millions de francs à Krim et Mustapha Benboulaïd, comme cela a été rapporté par la presse sans préciser le contexte embrouille plus un fait majeur de l’histoire nationale

"Selon la thèse de Mohamed Harbi, en Grande Kabylie, Krim Belkacem et Ouamrane ne mettront au courant les militants de leur séparation de Messali que bien des mois après le déclenchement de la lutte armée", reprend Mohamed Téguia dans son livre "L’Algérie en guerre" Editions OPU. Dans ce cas comment voulez-vous que Krim ou Ben Bouboulaid donnent des détails de leurs actions à Messali alors qu’ils recommandaient le secret jusqu’à dans leurs propres rangs ?

A mon avis les vaincus, les colonialistes et leurs valets ont toujours du ressentiment envers l’Algérie indépendante et les intellectuels à leur service jettent le doute sur cette histoire nationale qu’ils assimilent aux difficultés actuelles pour se venger. Des intellectuels nationaux et étrangers préfèrent Messali, Ferhat et consort à Boudiaf et ses compagnons devraient juste dire aux jeunes la vérité des faits et ne pas leur mentir pour qu’ils puissent comparer car les historiens qui tentent de glisser dans la politique sont mus par un ressentiment envers les Novembristes et en veulent particulièrement à leur coordinateur pour la simple raison que Mohamed Boudiaf est resté fidèle à ses compagnons martyrs et à son engagement pour une République Démocratique et Sociale contrairement à beaucoup d’autres, jusqu’à n’avoir jamais été pour la paix avec les islamistes et la maffia politico-financière. Ah «si, comme la vérité, le mensonge n’avait qu’un visage» disait un classique.

Kouidri Saadeddine

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Commentaires (6) | Réagir ?

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elvez Elbaz

L habit ne fait pas le moine. Tout çà c est de l exebitionnisme moyenorientalottoman!

Nous préférons un homme sincére et juste avec un costume cravate et qui aurait l'algerie ALGERIENNE AMAZIGH multilangues CHEVILLEE AU CORPS que ces "auto -proclamés"defenseurs d une algerie clonée à une autre imposture l'araboislamisme de leurs ancêtres les "ouroubis" aprés celle de la non moins imposture de "leurs ancêtres les gaulois"!!!

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mhand said

des insanités pareilles, ce n est que les harkis, les nostalgique de l Algérie française, les petits fils des bachaghas, aghas et kaids, tous traitres de leur pays qui les a enfantes ; et aussi des fils de pieds noirs chasses en 62. ce sont des gens comme ça, qui crachent a longueur de temps leur venin, sur tout ce qui est national. et cet AMER en est l un d eux. barre -toi va!

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