Ali Haddad, Sidi-Saïd et Ouyahia font leurs vierges effarouchées

Abdelmadjid Sidi Saïd and co au service des tenants du pouvoir.
Abdelmadjid Sidi Saïd and co au service des tenants du pouvoir.

La une du Monde, associant l’image de Bouteflika au scandale des "documents panaméens" et la photo tweetée par le premier ministre Valls ont donné l’occasion à des ruades patriotardes comme on en a rarement vu. Haddad, Sidi Said, Ouyahia et j’en passe y ont, paraît-il, trouvé l’occasion de clouer au pilori l’ancienne puissance coloniale.

Pourtant, il ne faut pas se méprendre sur la portée et la signification de ces démonstrations bruyantes. L’Algérie et Bouteflika n’y ont que la place de l’accessoire. Car, si ces hommes avaient le souci de l’image du pays ils ne l’auraient pas mise entre les mains d’un homme diminué au point de l’impotence ; et, s’ils avaient à cœur l’image de cet homme, ils ne l’auraient pas accablé, à la haie de sa tombe, du poids d’une charge d’Etat.

La une du quotidien français Le Monde a donné le "la" d’une visite qui devait à coup sûr mal tourner. Elle a été un prétexte à point nommé et la photo tweetée, qui ne pouvait enjoliver une triste réalité, n’a fait que se surajouter. L’objet de la discorde est bien ailleurs qu’en Algérie. Il est en France, et concerne les enjeux électoraux de celle-ci. Plus particulièrement ceux de son Parti socialiste. Manuel Valls, venu donner l’occasion à la production d’une nouvelle preuve de vie du régent d’Alger, repart avec le handicap d’une image écornée chez un partenaire stratégique. Le coup a été, probablement, bien monté.

Sans qu’il n’y ait eu particulièrement outrage pour qui que ce soit, l’establishment algérois s’en est pris à l’un des candidats potentiels de ce parti. Curieusement, dans le même temps, l’entourage Hollandien, de son côté aussi, a lancé une stratégie de containment à l’endroit de la même personnalité. Colère à Alger ; Macon "en Marche" à Paris, tant d’épines sur le chemin de croix de Manuel Valls. Mon propos n’est pas tant de m’intéresser aux luttes d’arcanes solfériniennes que de relever à quel point l’oligarchie algéroise y reste liée.

Mais ce comportement véhément pourrait aussi bien et, en même temps, mettre aux prises deux voies concurrentielles de légitimation de la succession de Bouteflika. Celle parisienne dont Abdelmalek Sellal semble bénéficier, et l’autre Etats-Unienne qui profiterait au visiteur des zaouïas, enfant du patelin bénit. Dans ce cas, la une du journal Le Monde ne serait pas un prétexte mais une faute.

D’autres indices ne manqueront pas de venir étayer l’une ou l’autre des hypothèses. Mais, sans le moindre doute, et en tout état de cause, l’arbitrage de la succession algéroise restera étrangère à l’Etat et à la Nation algérienne.

Mohand Bakir

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Commentaires (15) | Réagir ?

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Bachir Ariouat

Excusez, moi Mesdames, il est pas dans mes intentions de porter ombrages à votre corps, ni à votre gagne pain, partout où vous êtes sur la planète.

Cela dit, les femmes qui exercent ce métier, elles ont plus de valeur, que certains hommes politiques de notre pays.

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sarah sadim

Cet énergumène n'a à coeur ni l'image de l'Algérie depuis qu'ils ont gravis les échelons supérieurs et encore moins l'image de leur patron Bouteflika.

Une bande d'hypocrites, qui, en privé raillent bien plus leur président que ce post Twitter.

Ils font cela et langage simple par "Chitta" et "Préttention de succession", Bouteflika le sait et son véritable clan le sait. Eux comme kabyles de services impénitents depuis longtemps seront tous simplement exposés aux vindictes futures des autres, bon dieu qu'ils se remémore la fin du mythique "Rab Dzair" Mediene (et encore ce n'est pas terminé pour lui...).

Tous les échecs de Bouteflika leur seront imputés d'abord avant d'arriver aux alentours du véritable cercle fermé présidentiel.

Les harkis de service dixit Ghozali pourtant de Nedroma, voilà une vérité cinglante qui rattrapent nos Trois canailles sans oublier les autres Saidani, Sellal au même titre d'ailleurs.

La France se marre ouvertement de ces guignols d'Alger et de leurs gesticulations théâtrales.

Eux mêmes ces trois larrons maraudeurs des "poubelles présidentielles" n'y croient pas à ce qu'ils débitent, mais croient cette fois çi que leur tour est arrivé de passer au purgatoire autant que Mediene dont tous, ils étaient proches et qu'il vénérait comme le "RAb DZAIR"?

ils NE SUCCÉDERONT A RIEN ET A QUI QUE CE SOIT? PIRE ILS SERONT PARMI LES PREMIÈRES TÊTES EXPIATOIRES.

Tout est faux.

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