Nait Mazi ou si Nouredine vient de nous quitter

Nait Mazi ou si Nouredine vient de nous quitter

Sous sa direction le journal fut une véritable pépinière, qui a fait aujourd’hui les grands noms de la presse algérienne, plus que l’école de journalisme de l’époque.

Son nom depuis toujours associé à El-Moudjahid, et au 20, rue de la liberté, siège du journal qu’il dirigea de 1965 en tant que rédacteur en chef, puis comme directeur jusqu’en 1980. Date à laquelle il demanda une autre affectation, puis y revenir de 1983 à 1990.

Figure incontournable du journalisme, tant par son érudition, sa culture, sa plume, et son flegme.

Diriger le quotidien national à l’époque, lui-même dirigé et surveillé, à la coquille près par les microscopes du FLN relevait de l’inconcience.

Malgré la chappe de plomb, qui scrutait les mots et les virgules, Nait Mazi a toujours su protéger ses "petits" journalistes. Comme on materne ses poussins.

Dans l’espace réduit d’une cellule, le sourire, même esquissé, du geôlier est une lueur d’espoir, avec le temps beaucoup de journalistes s’en souviennent.

Nous sommes au début du commencement d’une liberté retrouvée aussitôt confisquée.

Nait Mazi, avec sa grande masse désinvolte, a su passer un message "subliminal" aux journalistes,

Osez ! Apprenez ! voulait dire son regard éternellement triste.

Nourredine Nait Mazi, ou l’Allemand comme le surnommait certains, pour sa grande masse blonde, n’était pas expansif en public, mais sa relation avec ses collègues était toujours empreinte de respect, et d’humanité, même s’il répugnait à la médiocrité.

Il faisait son boulot de "directeur", sans enthousiasme peut-être, mais sans soumission, et sans concession pour la facilité et le professionnalisme.

C’est la raison qui lui valut le respect de tous.

Sous sa direction le journal fut une véritable pépinière, qui a fait aujourd’hui les grands noms de la presse algérienne, plus que l’école de journalisme de l’époque.

Que son âme repose en paix.

S. O.

La levée du corps aura lieu aujourd'hui vendredi à 13h30 à l'hôpital Beclère, 157 Rue de la Porte de Trivaux, 92140 Clamart

Téléphone : 01 45 37 44 44

Plus d'articles de : Condoléances

Commentaires (1) | Réagir ?

avatar
elvez Elbaz

Ce journaliste s 'est engagé dans la perpétuation du systéme cartel clanique des prébendes malgo-boussoufienne d oujda qui depuis le premier acte mafieux mise en branle à aulnoy par bouteflika, missionné machiavélique de ces prébendes, ont dépossédé l'algérie de son algérianité indépendante en s'accaparant d un pouvoir aidé neocolonialement par l'apartheid colonial français et ses autres missionnés deserteurs les DAF, et son relai de la "françarabie"

Ghozali sid ahmed, un autre engagé dans la pérpetuation du systéme et qui, d une, certainement, mauvaise conscience, s 'était fait une sorte de "mea culpa" en s'auto flagellant d avoir été UN HARKI DU SYSTEME, a dit haut ce que tous ces "collabos harkis systémiques "ont certainement ressenti, un jour ou l'autre, en voyant à la fin de leurs vies, sans gloire, l'état de déliquescence dans lequel l'algerie a été plongée depuis 1962 par ce cartel de oujda et des DAF missionnés neocolonialement!!

car nous avons la naiveté de croire que face à ce systéme ravageur de l'algérie algerienne ils ont une conscience malgré leurs "collaborations" consciente ou pas au systéme !

Vous écrivez :

------------------------------------------------------------------------------

Nait Mazi a toujours su protéger ses "petits" journalistes. Comme on materne ses poussins.

-------------------------------------------------------------------------------

Mais, hélas, collaborer à ce journal ELMOUJAHID, devenu outil de la propagande de ce systéme inique qui dure depuis 1962, IL N'A PAS AIDE A PROTEGER L ALGERIE DE SES PREDATEURS et de ce journal détourné par ce systeme pour sa propagande et sa ravageuse pérpétuation jusqu'à ce jour par celui qui a mis en branle le premier acte de trahison contre l'algerie algerienne à AULNOY, bouteflika abdelaziz!

Paix à son âme !