De quels partis politiques parlez-vous donc ?

Sans profondeur populaire, la plupart des partis participent à la curée avec l'autocratie en place.
Sans profondeur populaire, la plupart des partis participent à la curée avec l'autocratie en place.

Depuis Octobre 1988 les partis politiques n’ont pas trouvé l’ordre du jour en adéquation avec la réalité sociale submergée dans la pensée unique d’un système qui a rayonné dans la répression et l’autocratie aliénant toutes les valeurs qui épanouissent et repensent les esprits.

Le seul ordre du jour permis est celui dicté par la dictature et la monarchie de 56 ans d’existence. Une démocratie sans mode d’emploi a effleuré les esprits des Algériens longtemps tétanisés gesticulant dans tous les sens pour dénicher une place dans l’échiquier politique national en plein effervescence. La légitimité historique, les discours rhétoriques sont des facteurs préalables qui ont favorisé la décantation rapide de la composante politique nationale qui devrait conduire le front de l’opposition pour mieux représenté ce peuple et plaidé ses prétentions. Hélas, une décantation honteuse a vu le jour pour donner naissance à des pseudo-partis politiques loin de toute réalité accablante, loin du peuple et de ses aspirations. Se pérenniser à la tête du parti est devenu leur préoccupation majeure, une finalité largement justifiée par le retour à la pensée unique. Ils sont complètement désavoués à leur noble mission qui a pour objet d’ancrer davantage la démocratie avec une dimension universelle dans la société algérienne et de lui conférer des assises solides. Au contraire Ils ont excellé dans l’égarement loin de ce peuple sur une autre planète bafouant ses espoirs d’une vie meilleure et prospère inhérente à une démocratie réelle. Pourtant ce peuple constitue l’essence même de leur existence, ils ne sont rien sans ce peuple. Ces partis politiques algérois, une qualification amplement méritée, ont une activité cantonnée dans ce milieu hermétique, une cathédrale avec des remparts imperméables.

Dommage l’Algérie n’est pas Alger, elle comprend une population repartie sur un immense territoire, parmi les plus vastes au monde impatiente d’une vraie démocratie prémonitoire d’une émancipation et d’un pluralisme avéré. Cet espace stationnaire des partis politique pantouflards, en nombre important, est une imperfection d’une stratégie sédentaire puisqu’elle les a éloignés de la population. Il faut être du peuple pour mieux clamer haut sa volonté et de bien comprendre ses agitations.

L’irresponsabilité et le manque d’intégrité, ont pris en otage toute une population qu’ils ont poussée au désespoir puis à l’expatriation. Quémandé une place de choix dans l’échiquier politique a coûté chère à la démocratie naissante et a compromis le pluralisme. Ils sont devenus les garants de la pérennité d’un système arbitraire et ils continuent de faire ses beaux jours contre quelques considérations infimes. La générosité et la bienveillance à l’égard du citoyen pour appréhender ses souffrances séculaires sans des valeurs antiques enfermées dans des terroirs. Une opposition qui ne représente qu’elle-même, gentille et ne dérange jamais brosse dans le sens des poils aguerri à une feuille de route balisée prescrite avec précision. Bridés ils sont rappelés à chaque fois à l’ordre pour ne pas dépasser les lignes rouges. Une opposition tant tôt désunie tant tôt unie très versatile au gré des orientations prescrites par les décideurs. Ils ont juré de prêter allégeance à leurs maîtres et d’être de bons élèves au service de la monarchie aussi longtemps qu’il faudra. Un symbole national, fondateur d’un grand parti supposé défenseur de la démocratie a bafoué le principe même de cette éthique en mendiant quelques signatures pour conforter sa représentativité maquillée. Il a défié toutes les règles universelles pour s’enfoncer dans la magouille afin de légitimer un scrutin en dépit d’une grande déception de ses admirateurs. Ils ont complètement perdu de vu l’essentielle de la vie politique pour s’adonner à des pratiques mal saines qui consiste à se ridiculiser les uns les autres, à se blesser et à se heurter au fil des années pour ne jamais se redresser debout en tant que leaders valeureux honnêtes aux côtés du peuple.

Une idéologie, une ligne politique, des convictions, ça veut dire quoi tout ça ? Un arsenal de qualificatifs, un jeu de mots pour impressionner le citoyen. Une idéologie se construit au fil des décennies voire même des siècles conditionnée par un travail de grande haleine et une présence permanente et continue sur le terrain, elle se transmet de génération en génération.

Si mes souvenirs sont intacts, aucun parti politique, en dehors des suffrages universels, venu expliquer, du moins dans notre région, aux citoyens leurs convictions politiques, encore mois de s’enquérir de l’impact ou de l’étendue de leurs idéologies sur la société. Incroyable le mal est très profond, les citoyens exaspérés détestent même l’infrastructure des bureaux des partis politiques, au point de changer de trottoirs pour éviter de croiser du regard leurs portes. Ce qu’ils continuent d’ignorer ou faire semblant d’ignorer c’est cette décadence vertigineuse résultante d’un mépris total envers la population qui les a glorifiés, par le passé, et a cru à leurs engagements. Une perte de confiance désormais installée avec insistance dans les esprits des citoyens résolus à la vigilance permanente afin d’éviter l’art de la manipulation dont fait preuve ces leaders.

Alloul H.

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Commentaires (1) | Réagir ?

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sarah sadim

Appareils politiciens et des affaires "fantasmées" ou cachées, parti politique quel gros mot, allons ils sont partis depuis 1962 dans des oppositions, à l'exception du FFS et de la Kabylie qu'ont ils fait le MDA de Ben belle et les autres: Rien, juste négocié des contributions sonnantes et trébuchantes pour vivre.

Les nouveaux tous issus du système ne peuvent que reproduirent le Système maquillé et cosmétisé, Benflis vous y croyez vraiment, ce premier directeur de la campagne de Bouteflika et principal artisan pour ramener l'électorat de l'EST algérien....

Louisa tat pseudo troktsisme du hammam bien de Djidjel pas plus, Sofiane Djilali a trés fain quoi un jeune loup, Djaballah de la connerie avec Trois partis changés comme des chaussettes ou kamis, Mokri heureux héritier de Nahnah c'est tout.

Opposition à qui et contre quoi?

Ils ne pourrons même s'opposer à leurs épouses, allez barkana, vive Bilal "Amigo.... AL HADRA BEZEF"