Saïd Bouteflika et Mouloud Hamrouche se donnent en spectacle !

Que suggère cette franche complicité publique entre Mouloud Hamrouche et Saïd Bouteflika ?
Que suggère cette franche complicité publique entre Mouloud Hamrouche et Saïd Bouteflika ?

Que cache le show médiatique, auquel a participé un bon nombre de "figurants" politiques et militaires nationaux, lors des obsèques de l’ancien moudjahid Mohamed Essaïd Mazouzi ? Un spectacle où la vedette était sans conteste, Saïd Bouteflika frère cadet du président algérien.

Par Hebib Khalil

Discret des années durant, il est apparu publiquement, décontracté et souriant, serrant des mains et étreignant des torses. À travers une multitude de clichés rendus publics, le conseiller et néanmoins tout-puissant frère du président exhibait une mine sympathique, à l’opposé de la sombre et taciturne image qu’il s’était construite jusque-là.

Le plan serré d’une photo qui l’avait réuni avec "le second rôle du spectacle" et ancien premier ministre Mouloud Hamrouche, appuie actuellement les manchettes des journaux et fait le tour des réseaux sociaux. Cette mise en scène digne d'une propagande médiatique à la soviétique, met l’accent, non pas sur les obsèques du valeureux défunt moudjahid, mais sur une simple poignée de main énergique et un large sourire sournois. Il ne manquait que le "baisé du dragon" à la Brejnev pour assurer un effet "carnavalesque"!

Ce n’est pas tant sa sortie, pour le moins inattendue, qui dérange, mais son attitude effrontée (et surtout en totale rupture avec le style de l’homme), qui nous met mal à l'aise. Organiser un coup médiatique (car c’en est un), autour d’une cohorte de personnalités, et "poser" de la sorte dans un cimetière (lieu de recueillement et de la retenue s'il en est), face aux objectifs des photographes est tout sauf innocent !

Homme de l’ombre par excellence, le Président bis, a choisi, jusque-là, la discrétion comme gage de puissance, le mystère et le secret comme modes d'influence. Une main de fer dans un gant de velours, dit-on. Le secret qui fabrique les légendes et produit les mythes autour de ces individus qui n’ont de compte à rendre à personne. En 18 ans de règne au côté de son frère, Saïd Bouteflika n’a accordé aucune interview et n’a parlé à aucun média !

Et là comme par enchantement,réunit avec les siens autour d’une tombe, il s’expose avec nonchalance, paraît chercher le contact et se fabriquer un album photo (électoral ?) destiné à la consommation populaire. L’humanisation du personnage semble entamée, et après les vidéos muettes et les photos couleurs, un film sonore (je gage) où l’on découvrira enfin la voix... de notre futur président.

De simples délires journalistiques ? Peut-être bien ; mais à force d’essayer de décrypter un personnage aussi énigmatique que le frère du chef de l'Etat, on finit forcément par devenir paranoïaque avec un dédoublement de personnalités! Qui ne le deviendrait pas avec deux présidents Bouteflika, tous deux plus muets qu'une image !

H. K.

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Commentaires (16) | Réagir ?

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sarah sadim

Suite un clavier rebelle et pressé à envoyer le texte désolé, Pauvre Chakib beau frère d'Arafat les sionistes vont t'adorer aux usa une fois les texans laminés par le gaz du schiste et le non remboursement du clan de chicago des milliards de dollars offert par Bouteflika et Bouchouareb, Al Capone risque de revenir d'outre tombe, lol plus de 100 milliards de dollars que Boutefl a mis au trésor américain et le Maroc a bouffé plus de 30 milliards de Dollars au conflit Sahraoui et les Saoudiens à défaut de croquer l'Iran croqueront le Bouteflikastan.

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Bachir Ariouat

Faire confiance à un homme du sérail qui est sortie des entrailles du faux F. L. N. depuis 1962, c'est une certitude c'est trahi le peuple et l'Algérie avec.

On me fera jamais croire qu'un homme qui fait toute sa carrière dans ce milieu pourri est capable aujourd'hui de renier ce qu'il était hier.

S'il avait les compétences et la volonté de créer quelques de bien pour le pays, il aurait fait lorsqu'il était dans ses fonctions au sein du sérail, ou il aurait démissionné depuis fort longtemps.

être honnête et humble, c'est commencer changer de travail, puisqu'il faut vivre, mais dire au peuple, je vais changer le pays, alors qu'il ne l'a pas fait hier, c'est continuer à mentir au peuple Algérien.

C'est le cas des deux lascars que vous citez dans votre article, lorsque parle constamment de l'armée, alors que c'est elle qui a met le pays dans la situation où il se trouve, quand à l'autre charlatan suceur de la roue de la chaise de son frère, il inutile d'en parler.

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