Amar Saadani face à Belkacem Zeghmati, le débat du siècle !

Le juge Belkacem Zeghmati
Le juge Belkacem Zeghmati

La télévision algérienne continue à nous tenir informés avec le menu détail sur ce qui se passe à nos frontières, à défaut de pouvoir programmer le débat du siècle : Amar Saadani face à Belkacem Zeghmati.

Par Ahcène Bettahar

Les deux hommes avaient, pour rappel, fait des déclarations tonitruantes et non moins contradictoires sur Chakib Khelil, rentré récemment au pays avec les honneurs. Le désormais ex- procureur de la République près la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati, a accusé Chakib Khelil de corruption et blanchiment d’argent, alors que le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, a déclaré, sûr de lui, que Chakib Khelil est tout simplement innocent.

Assurément, l’un d’eux est un menteur, et les Algériens ont le droit de savoir qui leur a menti dans cette affaire. Il y va quand même de la crédibilité des institutions de la République algérienne.

Les deux hommes pourraient tout de même avoir agi sous les ordres de quelqu’un. Mais là aussi les Algériens voudraient bien mettre un nom sur cet homme si puissant mais incapable de se montrer et d’assumer ses responsabilités.

D’aucuns diront que les débats contradictoires sont inconcevables en Algérie, oubliant que la télévision algérienne avait bel et bien organisé au début des années 1990 deux débats et pas des moindres : Saïd Sadi face à Abassi Madani et feu Abdelhamid Mehri face à Abassi Madani. Deux grands moments de télévision qui ne se reproduiront sûrement pas de sitôt chez nous, du moins pas tant que Abdelaziz Bouteflika est encore là.

En attendant de pouvoir suivre un jour à la télévision algérienne un face à face mettant aux prises Amar Saadani à Belkacem Zeghmati, les Algériens se contenteront des débats des autres, et ils seront gâtés cette année avec les élections présidentielles qui se profilent à l’horizon aux Etats Unis et en France.

Cela dit, l’Algérie a une armée bien équipée, bien entrainée et capable de défendre l’intégrité du pays, à tout moment. Et si le besoin se fait sentir, les appelés du service national seront immédiatement mobilisés. Personne ne peut avoir un doute là-dessus.

Appeler alors les Algériens à rester unis et vigilants sous prétexte qu’il y aurait péril à nos frontières, c’est vouloir tout bonnement détourner leur attention des vrais problèmes, dont celui d’une justice aux ordres.

A. B.

Plus d'articles de : Actualité

Commentaires (6) | Réagir ?

avatar
deradji nair

Pour moi le danger vient de l'autre rive avec certains qui vont jusqu'à faire appel à Israel qui a installé un cantonnement à nos frontière en Libye et de l'intérieur meme du territoire algérien avec ceux qui accusent souvent l'état de partialité et de hogra alors qu'ils sont et ont été toujours les algériens à etre servis avant les autres en tout point de vue.

avatar
sarah sadim

A Ahmed Umeri@..., la vérité seul le créateur la détient en totalité, j'ai fait ma mise au point juste pour l'information.

Je persiste à affirmer sans risque de me tromper que Tartag n'avait rien à voir avec Sonatrach, d'ailleurs il est aujourd'hui le patron du renseignement Algérien.

Je persiste à affirmer que Toufik a mené la barque de bout en bout avec l'ex-général Chafik du département des affaires économiques.

Je ne suis ni victime ni membre d'un quelconque clan, garder ces insidieuses allusions svp pour la presse ennahar et la presse qui affirme que les équipes de TARTAG ont menés pas l'enquete mais des enquetes.

Quand à votre impression "que je détiens la vérité" vous etes libre de penser ce que bon vous semble c'est ma tolérance.

Au fait pour Tinguentourine c'est bien les forces spéciales de Tartag à l'époque patron de la direction de la sécurité intérieure (DSI) , quand à moi considérer Cher Monsieur que je ne suis personne, au Matin je crois pas qu'il y ait parmi les lecteurs contributeurs des membres de clans au pouvoir, car ces derniers sont fermés par tribus,

visualisation: 2 / 6