L’Algérie et la mue monarchique !

Mohamed Boudia : "L'Algérie avant tout"
Mohamed Boudia : "L'Algérie avant tout"

Finalement, Mohamed Boudiaf avait raison quand il s’est consciencieusement interrogé sur le devenir de l’Algérie en posant sa fameuse question : Où va l’Algérie ?

Par Chekri Rachid

Cette question est le résultat d’une pensée nationaliste émanant d’un des géants de la révolution algérienne. Des idées prémonitoires émaillent le livre de cet auteur qui a ouvertement déclaré que notre pays est géré plutôt usurpé par une sorte d’opportunistes prêts à même brader l’indépendance de ce pays. Cinquante-deux ans après que la force coloniale ait quitté notre territoire, le citoyen algérien geint toujours sous les fouettements d’une pauvreté polyvalente, en l’occurrence la pauvreté matérielle et intellectuelle suivie d’une érosion sociale conséquence d’une politique de "désalgérianisation" pour réussir dans la tâche de gouverner, voire régner sans partage. La méthode ? Acculer tout un peuple à se muer en un cheptel humain tant la gangrène spirituelle s’est répandue à une cadence qui dépasse l’imaginaire et ce en ciblant l’école de la république.

Un phénomène d’intégrisme non encore remédié présente notre pays comme étant l’un des plus dangereux à l’échelle planétaire, tandis que notre souveraineté souffre de manque d’égards de la part de ceux à qui incombe l’auguste devoir de l’entretenir. Ni l’insondable richesse émanant du pétrole n’a pu contrer les problèmes multidimensionnels de la nation, ni l’immensité de la surface n’a pu résoudre d’autres problèmes d’ordre économique. Les détournements de l’argent public qui se commettent en pleine connaissance des commis de l’État et la flagrance d’une corruption qui ne cesse de ronger le statut autoritaire d’un pays du droit ont fait de notre contrée une jungle où les loups sont les seigneurs intouchables détenant les rênes du pouvoir.

Nos universités, pourtant jadis constituaient un fief de la prise de conscience, sont devenues des baraquements où pullulent la médiocrité et la bêtise. Le savoir qui s’y inculque n’a servi qu’à former des handicapés intellectuels en mal de maîtrise de langues. De la fièvre aphteuse qui sévit ces jours-ci en Algérie, aux frontières minées par le danger terroriste, la rentrée sociale consiste un autre risque de troubles devant l’entêtement des décideurs de répondre favorablement aux doléances socioprofessionnelles des différents secteurs que forme la fonction publique. Que chacun mette l’Algérie au-dessus de toute considération, que ceux qui nous gouvernent, penchent un peu sur les vrais soucis du peuple pour désamorcer cette crise qui reste susceptible d’ébranler notre république.

R. C.

Cette chronique est dédiée à mon ami Nacer Boudiaf.

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Commentaires (3) | Réagir ?

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Bachir Ariouat

Que, vous adressiez ce message à un ami, je suppose fils du défunt président c'est louable de votre part, surtout lorsque on sait la valeur du père, et qu'il était l'homme d'état qu'il fût, qu'il repose en paix.

La description que vous faite du pays, me semble-t-il, elle est très de la réalité en pire bien entendu.

Les scandales qui secouent le pays, devant les tribunaux étrangers, les abus d'autorités exercés par une mafia qui servent le sérail de la fausse gouvernance de notre pays, devraient suffire à éclairé le peuple de moutons que nous sommes, nous devrions tous et toutes rasés les murs, lorsque on se rend à l'étranger à travers le monde.

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Hend Uqaci Ivarwaqène

Non, bounichète: je n'avais pas voulu envoyé. J'éclaire mal le cadre et j'ai cliqué n'importe comment.

Donc :

selon l'adage : les chats font des chats et les chiens des chiots, et s'il est valable pour les barikous, et si la réciproque est vraie ya Missyou le profissor, silafoaki?

Tel fils tel père, non ?

On a demandé un jour à une mule: c'est qui ton père, ya Lalla ? Elle à répondu: " ana khali 3oud" !

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