L’Algérie de Bouteflika exporte ses islamistes en France et au Québec

De nombreux terroristes algériens amnistiés dans le cadre de la réconciliation ont repris le chemin du maquis
De nombreux terroristes algériens amnistiés dans le cadre de la réconciliation ont repris le chemin du maquis

Les répercussions de l’attitude laxiste du gouvernement Bouteflika face aux islamistes pendant les années noires de l’Algérie commencent à être évidentes dans le monde, en France et au Québec.

Les récents événements montrent que le manque de courage du gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika face aux extrémistes islamistes des années noires qui ont causé plus de 150 000 morts a fait de l’Algérie un pays qui exporte l’islam radical. Ceux-ci donnent aussi une assez bonne image d’où sont passés les islamistes égorgeurs des années 1990. Protégés par l’amnistie octroyée par le gouvernement Bouteflika qui leur donnait une base arrière pratique, ils ont essaimé dans le monde semant mort et désolation.

C’est le raid aérien que viennent de faire les forces américaines contre un camp islamiste dans la région de Sabrata, en Libye, qui a finalement révélé au monde ce que les initiés savaient depuis déjà des années. Avec cette frappe dans l'ouest de la Libye, contre des membres présumés du groupe État islamique (EI), l'aviation américaine a tué plus de 40 islamistes, principalement des Algériens et des Tunisiens qui étaient en compagnie de Noureddine Chouchane. Cet islamiste enragé est le cerveau présumé des attentats contre le musée du Bardo à Tunis et celui contre l’hôtel Riu Marhaba, à Sousse. Selon les renseignements américains, ces Algériens projetaient de mener des attaques contre les États-Unis et contre d’autres intérêts occidentaux. Ce ne serait pas le seul centre d’entrainement d’islamistes en Libye. Des centaines, voir des milliers d’islamistes algériens s’y entraînent actuellement et comploteraient pour porter leur violence dans le monde entier.

Si certains de ces islamistes algériens ont décidé de se diriger vers les points chauds de la planète, d’autres tentent plutôt de créer des révolutions islamistes dans des endroits actuellement moins violents. Tant la France que le Québec et plusieurs autres régions du monde sont visés.

En France, une diplômée en sciences politiques, Céline Pina, voit de première main la dérive de la société qu’entraînent ces fous de dieu. Celle qui a été conseillère régionale d'ile de France jusqu'en décembre 2015 a travaillé avec les maires de Mureaux et de Pontoise. Elle a vu de ses yeux l'évolution des collectivités locales et dénonce qu’en certains quartiers salafistes français, les femmes sont soumises à la domination masculine. Elles n’y sont pas l'égale de l'homme et doivent témoigner de leur soumission à la partie mâle de la société en acceptant de disparaître des espaces publics. Les islamistes y utilisent ouvertement une stratégie de noyautage des associations, syndicats et autres éléments de la société y faisant la promotion d’une doctrine obscurantiste et contraignante. Le processus d’islamisation radicale qui a fait si mal à l’Algérie est en train de se reproduire en France.

La même chose se produit aussi au Québec ou de nombreux islamistes algériens ont été vus et font même régulièrement les premières pages des journaux. Comme en France, les Algériennes qui ont fui le FIS en Algérie, pour échapper à la violence et l'obscurantisme voient actuellement ces islamistes s’installer dans leur milieu et leur imposer les mêmes règles qui avaient causé leur perte dans leur pays. La montée de cet intégrisme islamiste au Québec est particulièrement dénoncée par l’enseignante de géopolitique à l’Université Laval à et l’Université du Québec à Trois-Rivières, Djemila Benhabib, qui a dû se réfugier en France dans les années 90 après que sa famille ait été condamnée à mort par le Front islamique en Algérie. Un jour, ses deux parents qui travaillaient à l’Université d’Oran ont reçu une lettre du Front islamique qui leur annonçait qu’ils étaient condamnés à mort. La même pression de ces islamistes que les Algériennes ont subis au début des années noires s’exerce maintenant sur plusieurs femmes québécoises. Comme cela s’est produit en Algérie, alors que le gouvernement devrait protéger les droits des femmes, elles sont plutôt laissées sans protections ce qui les met directement en première ligne face à ceux qui attentent directement à leurs libertés, et ce, en 2016.

Les attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu, d’Ottawa et de Paris perpétrés par des intégristes islamiques et les incidents de Cologne montrent que l’on ne peut pas séparer les violences faites aux femmes de celles armées, qui surviennent quand les islamistes ont une suffisamment bonne prise sur la société pour y perpétrer des actions plus violentes. Les 600 plaintes d’agressions sexuelles déposées à Cologne après la nuit du Nouvel An, et celles dans trois autres villes d'Allemagne, en Suisse et en Scandinavie montrent que la violence islamiste est actuellement un problème généralisé. Là encore, l’Algérie se démarque. La police européenne traque actuellement les islamistes algériens Abou Al Djoud Al Almani et Abou Zakaria Al Mouhadjer, nés à Blida, après qu’ils aient arrêté à Attendorn à 80 km de Cologne d’autres Algériens suspectés d’appartenir à l’organisation État islamique. Certains de ceux-ci auraient d’ailleurs été vus dans le quartier de Molenbeek, à Bruxelles, un endroit tristement célèbre parce qu’il a hébergé les auteurs des attentats du 13 novembre 2015 en France. Les violences en Syrie ne sont séparées de celles en France, en Allemagne et au Québec que par leur position sur le continuum de la violence islamiste. Si on compare avec la fin du 20e siècle on peut remarquer que cette échelle tend à mener vers plus de violence.

Le pardon donné aux islamistes par Abdelaziz Bouteflika leur a permis d’essaimer dans le monde. L’Algérie a tellement exporté d’islamistes en Libye qu’elle redoute leur retour, maintenant que les États-Unis ont décidé de les en chasser. C’est le coup de l’arroseur arrosé. Bouteflika décrète donc l’état d’alerte maximale à ses frontières tunisiennes et libyennes et y met plus de 50 000 soldats. C’est le prix à payer pour la couardise passée de son régime. Tant la France, que le Québec, devrait prendre acte de ce soudain sursaut de conscience de l’Algérie face à la menace islamiste.

Michel Gourd

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Commentaires (11) | Réagir ?

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deradji nair

qu'aurait-il fait Bouteflika et bien d'autres aavnt lui pendant plus de dix ans contre le terrorisme si ce n'est l'unique solution prise pour rétablir l'ordre à l'amiable. Pouvez -t-on lutter contre des fontomes qui avaient mis le pays a feu et à sang? Pourquoi les kabyles n'y avaient-ils pas trouvé une solution aussi miracle. Reconnaissons que c'est grace à ce Président et à sa sagesse que le calme est revenu.

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moh arwal

Le problème n 'est pas de savoir s' ils sont les rejetons de x ou de y. Il s'agit d'identifier la matrice du terrorisme. C' est bien le pouvoir assassin venu d' Oujda, qui a fait le lit du terrorisme en créant les conditions idéologiques et politiques favorables à sa naissance et sa prolifération.

C'est bien sous Boumedienne que les mosquées ont poussé comme des champignons en algérie et c 'est aussi son arabisation à outrance qui a fait de nos jeunes des débousolés devenus des proies faciles pour l'endoctrinement à l'obscurantisme que le trio Abassi Madani ali Belhadj et Chadly ont, tour à tour, manipuler afin de prendre ou de garder le pouvoir.

Ils cheiklhs prétendaient réinventer l' armée du prophète. Quand ils sont devenus nombreux et dangereux pour les décideurs, ceux ci, ont alors tout fait pour les massacrer les emprisonner et les éxiler ou se se les allier.

Le pouvoir est donc responsable du terrorisme autant que les chouyoukhs barbus.

Ils sont associés dans la tuerie et la barbarie par orgueil et désir de paraitre superieurs parce qu ils sont des nains complexés d 'infériorité qui n'ont rien donné a l 'humanité à part que leurs sourates vides et les mosquées qui engloutissent les milliards du peuple au dötriment des hopitaux pour les malades et entreprises pour créer l'emploi aux jeunes.

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