Le pétrole bénéficie d'un recul du dollar avant les stocks

Le baril de pétrole oscille autour des 30 dollars.
Le baril de pétrole oscille autour des 30 dollars.

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse mercredi à New York, bénéficiant d'un accès de faiblesse du dollar avant la publication de chiffres sur l'état des stocks.

Vers 14h10 GMT, le cours du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars gagnait 96 cents à 30,84 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), alors qu'il avait fini sous le seuil des 30 dollars la veille pour la première fois depuis près de deux semaines.

Toutes les matières premières sont en hausse ce matin sur la base d'un dollar plus faible, a souligné Bob Yawger, chez Mizuho Securities, estimant que les investisseurs pariant sur un rebond des cours avaient saisi l'occasion de revenir sur le marché, tandis que les autres tentaient d'équilibrer les risques pris en pariant à la baisse.

Le dollar s'affichait à 1,0972 dollar pour un euro mercredi matin, contre 1,0917 dollar pour un euro mardi soir, ce qui favorisait les acheteurs de brut munis d'autres devises puisque les échanges sont libellés en billets verts.

Mais je ne sais pas si (cette hausse des cours) va survivre aux chiffres hebdomadaires du ministère de l'Energie sur les stocks de pétrole attendus à 15h30 GMT, a ajouté M. Yawger. Selon l'association professionnelle API, qui a publié une estimation mardi soir après la clôture, les stocks de pétrole brut auraient augmenté de 3,8 millions de baril durant la semaine achevée le 29 janvier, ceux d'essence de 6,6 millions de barils et ceux de produits distillés de 400.000 barils en dépit de la tempête de neige ayant frappé l'est des Etats-Unis. J'ai été spécialement surpris par la hausse des stocks de produits distillés, a déclaré M. Yawger.

Ce serait la première fois que les stocks de brut dépassent la barre des 500 millions de barils, confirmant les énormes excédents d'offre, ont souligné les experts de Commerzbank. Selon la prévision médiane des analystes interrogés par l'agence Bloomberg, les stocks de brut se seraient étoffés de 4 millions de barils, tandis que ceux d'essence auraient augmenté de 2,5 millions de barils, et ceux de produits distillés (dont le diesel et le fioul de chauffage) auraient baissé de 1,5 million de barils.

Une nouvelle consolidation des stocks serait de nature à exacerber les inquiétudes croissantes concernant l'excès d'offre, offrant l'occasion aux investisseurs aux positions vendeuses de faire plonger les prix encore plus bas, a souligné Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

M. Yawger a souligné pour sa part qu'aucune nouvelle information concernant les données fondamentales du marché, et la possibilité d'une baisse de la production mondiale, n'était de nature à encourager les acheteurs.

Les prix avaient bénéficié la semaine dernière de spéculations sur la possibilité d'un accord entre la Russie et l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour imposer une baisse de la production permettant de réduire les excédents. Cette perspective semblait toutefois de moins en moins probable alors que des discussions mardi entre le ministre vénézuélien du Pétrole Eulogio del Pino et des responsables russes n'ont débouché sur aucune mesure claire pour réduire la production et que l'Opep n'a jamais confirmé que des pourparlers entre pays producteurs allaient bien avoir lieu.

AFP

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