Le nouvel album de Wahab "At lxir" est dans les bacs depuis cet été !

Wahab, un artiste hors pair qui trace son sillon dans la chanson kabyle
Wahab, un artiste hors pair qui trace son sillon dans la chanson kabyle

Issu d'une famille de musiciens, Wahab est de ces artistes dont l'inspiration des anciens comme Chérifa, Lla Yamina, Allaoua Zerrouki a marqué son chemin musical.

Wahab s'inscrit dans le renouveau de la musique ancestrale en utilisant d'anciens instruments aux côtés d'autres plus modernes. Ses musiques sont accompagnées de paroles vivantes voire optimistes et parfois libératrices, puisées dans un vocabulaire kabyle très riche de sens.

En 2005, il sortait son premier album "Ibenduyar" en Algérie et en France. L'on sentait déjà que Wahab se démarquait par sa façon de chanter. Ce CD ne connaîtra cependant qu’un timide succès ne lui permettant pas d'être propulsé aux devants des ventes et d'être écouté par tous. Une mauvaise distribution en est probablement à l'origine. Néanmoins, cela lui offrit l'opportunité de se retrouver aux milieux d'autres artistes sur les plus belles scènes de France : Zénith de Paris, Palais des congrès, Espace Reuilly...

Wahab impressionne par son style, ses costumes, sa gestuelle, Wahab plaît ! Il a de la voix et quelle voix ! Un sacré coffre ! Il est à lui seul une boîte à rythmes qui enflamme toutes les pistes de danses.

Aujourd'hui, il nous revient ce nouvel album, le troisième, "At lxir". Dans cet opus, Wahab œuvre encore plus pour créer et diffuser ce style de musique kabyle métissé à des rythmes divers et plus modernes d'Algérie. Pour cela, il n’a pas hésité à faire appel encore une fois à l’arrangeur Samir Sebbane et à des musiciens comme Youva Sid, réputé pour son jeu de guitare électrique unique en son genre !

Avec des titres tels que "Lehram" ou "Sswab" Wahab fait un constat sur l’évolution de la société qui, selon lui, est de plus en plus dépourvue de valeurs et d'authenticité.

Toutefois, c’est l’optimisme qui l’emporte ! Avec des rythmes portés par son Bendir, son instrument de prédilection, Wahab nous transporte au-delà des horizons. En écoutant Wahab, l'on s’oublie, l'on s'abandonne facilement au son de sa voix, de sa musique et notre corps s'invite à la danse.

Son album, comme dans la tradition des chants du patrimoine, s'inscrit dans l'idée que la musique est un remède pour nos corps et surtout pour nos cœurs. Grâce à cela, Wahab nous prouve une fois encore qu'il réussit à se forger une place dans l'univers artistique kabyle !

Nassima Chillaoui

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Kacem Madani

S’agit-il du même Wahab qui chante « Lla Illaha Illa Allah sadats ou lawlia…. Yervah wi isalène f’nvi » ?

Car si c’est le même, il est vraiment à conseiller tant il chante le mysticisme d’une façon si soft et apaisante que parfois on le consomme sans modération ! Oh combien on aimerait que ce soit ce versant du message qui soit dispatché partout sur la planète Terre ! Des allusions à Allah qui vous font danser et aimer la vie, que demander de plus ? Avec telle voix de paix, Même le Batacalan serait rebaptisé "Au bon Musulman" !