Les Algériens résidant à l’étranger veulent une plus grande représentativité

Abdel-Kebir Matalli, député d'Oran à gauche avec Abdel-Malik Djermoune et Otmane Douidi
Abdel-Kebir Matalli, député d'Oran à gauche avec Abdel-Malik Djermoune et Otmane Douidi

Pour une meilleure représentativité de la communauté algérienne résidant en France

Notre association DARE a remit en main propre mercredi 28 octobre à M. Abdel-Kebir Matalli, député d'Oran, un courrier à transmettre au Président de l’A.P.N. (Assemblée populaire Nationale) concernant notre demande d’augmentation du nombre d'élus représentant la communauté algérienne de France.

Le besoin d’une plus juste représentation anime cette saisine.

En effet, si la représentativité des algériens de l’étranger est désormais acquise au sein du parlement, il n'en demeure pas moins que le nombre de représentants proportionnellement à la population reste à élargir et à structurer, notamment en France, premier pays d’immigration.

Un citoyen algérien de l'intérieur est égal à un citoyen algérien de l'étranger et ce, compte tenu de l’importance du nombre de cette communauté en France. Ce principe d’égalité dans la citoyenneté n’est pas respecté.

En effet, le nombre de députés en France est resté figé au texte législatif de 1977. A cette époque, la France comptait 1 million d’Algériens en France pour 4 députés.

Aujourd’hui, la France compte une population de 7 millions de Franco-Algériens selon l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, cependant le nombre de représentants n’a pas évolué.

Il est donc évident que le nombre d’élus doit correspondre à l’évolution démographique de notre population. La règle de représentation en Algérie est de un élu au sein du parlement pour / 83 000 habitants, si on comptabilise la population totale à 38 millions d’habitants cela donne 462 parlementaires.

Si on prend comme calcul cette même règle de proportionnalité pour la population algérienne en France, il faudrait plus de 30 parlementaires pour 3 millions d’Algériens en France, au moins 15 hommes et 15 femmes pour que la parité soit prise en compte.

Outre le nombre de députés à augmenter, il faudrait aussi revoir le découpage des circonscriptions.

A ce jour, nous avons deux députés pour la moitié nord de la France et deux autres pour la moitié sud de la France alors que les recensements récents montrent clairement que près des deux tiers de la communauté résident sur la région Ile-de-France.

Il faudrait donc au minimum une dizaine de députes sur la région Ile-de-France.

Association Dare

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