Le pétrole finit en petite baisse à New York après les stocks américains

Le cours du baril de light sweet crude (WTI) repasse à 46,38 dollars.
Le cours du baril de light sweet crude (WTI) repasse à 46,38 dollars.

Les cours du pétrole ont encore un peu baissé jeudi à New York, sous l'impact d'une augmentation plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis, le marché n'étant que partiellement rassuré de voir la production nationale repartir à la baisse.

Le cours du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre a cédé 26 cents à 46,38 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance, dont c'était le dernier jour de cotation, a perdu 44 cents à 48,71 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Selon le ministère américain de l'Energie (DoE), lors de la semaine achevée le 9 octobre, les réserves commerciales de brut ont progressé de 7,6 millions de barils pour atteindre 468,6 millions de barils, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg s'attendaient à une hausse de seulement 2,577 millions.

La hausse des stocks de brut aux États-Unis est complètement baissière pour les cours, notait Thomas Pugh, analyste chez Capital Economics. Toutefois, comme l'a noté Andy Lipow chez Lipow Oil Associates, un peu de la tendance baissière a été compensée par le nouveau déclin de la production, à hauteur de 76.000 barils par jour, qui a annulé la progression constatée la semaine précédente.

La production américaine de pétrole de schiste a un peu baissé, mais pas autant qu'il le faudrait, a estimé de son côté Robert Montefusco, courtier chez Sucden Financial. Le boom du pétrole de schiste aux États-Unis, combiné à une augmentation de la production des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a contribué à diviser les prix du pétrole par deux depuis juin 2014.

Selon M. Montefusco, la surabondance d'offre qui plombe le marché continue de peser sur les prix et empêche les cours du WTI de s'installer au-dessus du seuil des 50 dollars le baril, avec lequel ils avaient renoué en fin de semaine dernière.

Pour M. Lipow, le rééquilibrage du marché (entre l'offre et la demande) va prendre pas mal de temps car nous voyons encore une offre plus que suffisante venir aussi bien de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole que de Russie.

Les chiffres américains ont également révélé une nouvelle baisse de la cadence des raffineries, normale en cette période de l'année marquée par des opérations de maintenance, et expliquant au moins partiellement l'augmentation des stocks de brut. Cela n'a pas empêché les stocks de produits distillés, et surtout d'essence, de baisser nettement plus que prévu.

Il y a eu encore un peu de demande d'essence avec le dernier long week-end (ndlr: en l'honneur de Christophe Colomb, le 12 octobre) aux États-Unis, mais la saison des grands déplacements automobiles est terminée et il faut s'attendre à une baisse de la consommation d'essence, a noté pour sa part Robert Montefusco. La demande en essence s'est inscrite en hausse de 3,4% sur un an, et celle des produits distillés de 5,4%, encouragée par la baisse des températures.

AFP

Plus d'articles de : Economie-Finance

Commentaires (0) | Réagir ?